Par Christophe Raffaillac, le 1 Juin 2018 dans INTERVIEW DE PERSONNALITES - Expert

Avant d'embarquer dans son nouveau logement, un certain nombre de vérifications s'imposent ! Des contrôles qui s'effectuent au moyen des diagnostics immobiliers et lèvent toute ambiguïté sur l'état d'un bien, sa consommation d'énergie et les risques liés à son occupation, comme en témoigne Olivier Héaulme, directeur technique, associé du réseau Diagamter.

En quoi les diagnostics sécurisent-ils la transaction immobilière ?

Olivier Héaulme : pour plusieurs raisons. Cela évite aux acquéreurs ou locataires de changer d'avis. En disposant des diagnostics avant la signature de la promesse de vente, cela leur permet d'acheter en toute connaissance de cause. Il existe de nombreux documents techniques sur le bâtiment que les personnes ne maîtrisent pas vraiment. La force du diagnostic repose sur la capacité à synthétiser ces informations clés.

Quels sont les points importants à vérifier au moment de l'acquisition du bien ?

Olivier Héaulme : le premier point concerne le rapport de diagnostics, dont les conclusions sont reprises dans l'acte de vente. En cas de présence d'amiante, le notaire va l'indiquer, sachant que les détails figurent dans le diagnostic. Par exemple, toute présence d'amiante dans une maison ou un appartement se traduit par des obligations de travaux pour le propriétaire. Précisons que ces conclusions valent pour le plomb. Le rapport mérite donc d'être lu. C'est vrai qu'il peut y avoir 50 à 60 pages, mais elles comportent de nombreuses informations, avec des recommandations pour le DPE (diagnostic de performance énergétique) par exemple. Cela permet de se projeter pour connaître le coût global de l'acquisition. On le voit pour l'amiante et le plomb qui touchent à la santé des personnes et au porte-monnaie, il importe d'engager les travaux pour assainir le logement. Il ne faut pas hésiter à demander conseil au diagnostiqueur avant d'acheter.

Combien existe-t-il de diagnostics obligatoires ?

Olivier Héaulme : Globalement, cela peut aller jusqu'à 10 diagnostics, mais c'est variable. Cela dépend notamment des régions. Par exemple, le diagnostic amiante concerne les biens construits avant 1997. L'électricité et le gaz valent pour les installations de plus de 15 ans. Il existe plein de critères, et c'est donc le notaire ou l'agent immobilier qui saura ce qui doit être réalisé. Pour cette raison, nous proposons des outils informatiques et digitaux qui facilitent l'identification des diagnostics à réaliser. Des simulations peuvent être effectuées sur le site diagamter.fr.

Pensez-vous qu'il va y avoir de nouveaux diagnostics ?

Olivier Héaulme : Pour le moment non, même si beaucoup de discussions tournent autour du DPE dans le cadre de la loi de transition énergétique. Il devrait être modifié car il impacte fortement la décision d'achat immobilier, compte tenu des coûts d'énergie. Nous attendons également des nouvelles sur le risque Radon. Il est présent dans la nature mais dans certaines régions et cela peut poser problème. C'est un gaz que l'on ne sent pas, cela peut être problématique. C'est une information qui sera sûrement faite aux candidats acquéreurs dans les prochains moins.

Peut-on dire que le DPE sera fiabilisé au moment d'être établi ?

Olivier Héaulme : À priori oui, il devrait y avoir un vrai changement sur les méthodes de calcul. La forme du rapport pourrait évoluer également,  ainsi que la formation des diagnostiqueurs. Tout est passé actuellement en revue. Le ministère de l'Écologie veut aller vite sur ce sujet, je pense que le changement interviendra en fin d'année 2018.

Comment bien choisir son diagnostiqueur ?

Les diagnostics permettent de se projeter pour connaître le coût global d'une acquisition "

Olivier Héaulme : Il ne faut pas systématiquement prendre le diagnostiqueur le moins cher. Sachant qu'ils doivent être certifiés et repasser un examen tous les 5 ans (7 ans à partir du 1er janvier 2019). Il vaut mieux se tourner vers des professionnels fonctionnant en réseau. Un diagnostiqueur indépendant ne peut pas nécessairement connaître toutes les spécialités. Les franchises disposent de supports techniques, de services juridiques, suivent des formations continues… Nous pouvons faire des préconisations aux professionnels de l'immobilier pour les sensibiliser sur les bonnes conditions de mise en œuvre des diagnostics. Par exemple, pour détecter le plomb, nous utilisons une machine à source radioactive. Si cette source radioactive se tarie, elle donne de faux résultats…

Donnez-nous deux raisons de faire confiance au réseau diagamter ?

Olivier Héaulme : Premièrement, nous avons plus de 20 ans d'expérience avec Diagamter, nous étions présents sur le marché au démarrage du diagnostic. Nous réalisons des centaines de milliers de diagnostics par an. On ne cesse de grandir, ce qui nous place en position de leaders dans le domaine du diagnostic immobilier. Nous disposons de bases de données très importantes et nous consacrons de gros moyens à la recherche et développement. Nous nous efforçons, en plus, d'être innovants dans tous les domaines, technique, juridique, informatique, communication (sur une chaîne TV, la presse magazines….).
Notre deuxième force repose sur le professionnalisme de nos cabinets. Nous nous appuyons sur notre équipe de 250 diagnostiqueurs et nos services supports composés d'ingénieurs, professionnels de la construction, juristes, informaticiens, marketeurs. La finalité c'est la qualité de nos prestations.

Propos recueillis le 06/04/18
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