Tendance du marché immobilier : L'immobilier Fait De La Résistance ! - Immonot.com
Immonot, l'immobilier des notaires
Tendance du marché immobilier - 27 Janvier 2021

L'immobilier fait de la résistance !

BT
Bernard Thion

L immobilier fait de la resistance

Toujours rassurant, l’immobilier offre des taux intéressants pour son financement. Ce qui lui vaut des belles mesures barrières pour résister pendant cette crise sanitaire. Découvrons son bilan de santé en chiffres clés.

Regard sur l'actualité
Consultez les tendances passées
Méthodes d'évaluation et indicateurs de prix en immobilier

Tendance concernant l'activité : belle régularité

Dans un marché secoué par les évolutions plus ou moins prévisibles de la pandémie, les négociateurs semblent demeurer assez serein. Depuis cet été, le lent rétrécissement du nombre des acquéreurs apparaît largement compensé par une amélioration de leur qualité. Nombre d’entre eux se présentent pour visiter les lieux avec un projet affirmé, prêt à signer un compromis. Plus inquiétant cependant, la diminution plus ou moins prononcée suivant les régions du volume des biens à vendre. Me de PARCEVAUX à AUXI-LE-CHATEAU dans les Hauts de France confirme ainsi que : "Le post Covid a été très porteur. Le souci à ce jour : tous les biens correctement placés sur le marché immobilier ont été vendus."

Il en résulte que, pour les deux mois à venir, le volume de l’activité de négociations devrait se stabiliser au même niveau que celui prévu antérieurement, le solde des opinions se situant à -26% contre – 27% fin décembre.

L immobilier fait de la resistance
Depuis cet été l’activité réalisée suit exactement les prévisions faites 2 mois plus tôt mais avec un décalage beaucoup plus favorable.

Tendance concernant les prix : sur un plateau

Cette apparente diminution des volumes de biens offerts à la vente ne semble pas peser sur les prix. Probablement parce que, de leur coté, avec les incertitudes liées à l’évolution du Covid, nombre d’acquéreurs potentiels hésitent aussi à venir sur le marché. C’est ainsi que, en fonction des régions et pour les logements, s’équilibre le nombre de nos correspondants qui prévoient une baisse des prix, soit 13 % et ceux qui anticipent une hausse dont la proportion s’établit à 15 % contre 17 % lors de notre précédente enquête. On retrouve des chiffres analogues pour les terrains avec 11 % de pessimistes et 14 % d’optimistes pour l’évolution des prix à court terme. Il n’y a que sur les prix des commerces qu’on observe une persistance de la chute des prix, 62 % des négociateurs interrogés considérant que la tendance est à leur diminution et 38 % qu’ils vont demeurer stables.

L immobilier fait de la resistance
À fin décembre, équilibre entre optimistes et pessimistes sur l’évolution à deux mois du prix des logements et des terrains, le solde d’opinions étant nul.

Le conseil des notaires : priorité à la vente

Difficile de se prononcer sur l’évolution de l’économie et plus particulièrement celle de l’immobilier lorsqu’on est confronté entre, d’une part la crainte d’une 3ème vague avec des variants du covid19 et, d’autre part les espoirs mis dans la généralisation de la vaccination de la population qui devrait s’achever à la fin de ce premier semestre. On peut cependant imaginer que la fin de la pandémie avec la reprise de l’ensemble des activités orientera l’épargne des ménages vers des activités économiques plutôt que vers l’acquisition de résidence. La pression sur le marché immobilier que l’on ressent depuis l’arrivée de la pandémie devrait donc se relâcher et les prix des logements amorcer un léger reflux. Dans cette optique, il est logique de préférer la vente en premier d’un appartement avant d’en acquérir un plus grand, en supposant évidemment qu’on puisse se loger dans l’intervalle. C’est aussi le conseil de 84 % de nos correspondants alors que seuls 16 % estiment qu’il vaut mieux la position inverse.

L immobilier fait de la resistance

Évolution de l'environnement économique : à l'ouest, que du nouveau

Deux facteurs importants vont influencer favorablement notre environnement économique dans les prochains mois. D’une part l’arrivée de Joe BIDEN à la Maison Blanche et d’autre part l’effet des vaccinations contre la Covid19. Avec TRUMP, les relations commerciales entre l’Europe et les Etats-Unis se sont profondément détériorées par une surenchère tarifaire avec des taxes sur l’acier, le numérique, Airbus, le vin, le fromage, ou l’huile d’olive. On peut espérer qu’il en ira différemment avec le nouveau président américain. Mais dès à présent l’optimisme est quasi général au niveau des bourses notamment parce que la prise de contrôle du sénat par les démocrates donne au président les mains libres pour un plan de soutien bien plus ambitieux que celui engagé par son prédécesseur. Quant à la vaccination, tous les pays européens avec lesquels nous commerçons devraient achever leur campagne dans le courant de l’été prochain. Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne BCE prévoit en conséquence une croissance du PIB de la zone euro de 3,9 % en 2021 après un plongeon de 7,3 % en 2020.

Bernard THION
Bordeaux, le 17 janvier 2021