Immonot, l'immobilier des notaires

DPE et prix de l'immobilier : jusqu'à 25 % d'écart selon la classe énergétique


DPE et prix de l'immobilier : jusqu'à 25 % d'écart selon la classe énergétique

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) influence aujourd'hui directement la valeur d'un logement. Bien au-delà d'une obligation réglementaire, il agit comme un véritable levier de négociation, à la hausse comme à la baisse. Classe énergétique, valeur verte, décote des logements énergivores : le point sur l'impact concret du DPE sur les prix de l'immobilier.

  • Ce qu'il faut retenir •
    • La classe énergétique influence le prix de vente : un logement bien noté se vend plus cher et plus rapidement, tandis qu'un bien classé F ou G subit une décote.
    • Les logements énergivores perdent de la valeur et sont soumis à des règles plus strictes pour la location.
    • Le DPE est devenu un critère déterminant pour les acheteurs comme pour les vendeurs au moment de négocier.

" Le Diagnostic de performance énergétique est désormais un indicateur de valeur à part entière. Sur Immonot, nous accompagnons les particuliers pour leur permettre de mesurer l'impact réel du DPE sur leur projet immobilier, avec l'expertise et la sécurité juridique des notaires. "
François-Xavier Duny, Président de Notariat Services

Le DPE, un indicateur qui pèse sur la valeur d'un logement

Le DPE mesure la consommation d'énergie d'un bien immobilier et ses émissions de gaz à effet de serre. Il classe les logements de A (très performants) à G (très énergivores).
Valable 10 ans, il doit être fourni lors de toute mise en vente ou mise en location.
Son rôle ne se limite plus à informer : il influence directement l'attractivité du bien et son positionnement prix sur le marché.
 
Les Notaires de France ont ainsi mis en évidence la notion de valeur verte des logements, qui traduit l'impact mesurable de la performance énergétique sur les prix de vente.

Jusqu'à 25 % d'écart selon la classe énergétique

Les écarts de prix observés entre logements bien classés et logements énergivores sont significatifs. À caractéristiques comparables, un bien performant se négocie nettement plus cher.
 
Un exemple illustre cette réalité :
145 000 € pour un logement classé F ou G, contre 200 000 € pour un logement classé A ou B, soit un rapport de 1 à 1,4.
 
Cette différence s'explique par plusieurs facteurs : confort thermique, niveau de consommation, montant des factures d'énergie et coût des travaux à prévoir.

Logements bien classés : un bonus à la revente

Classes A, B et C : les biens les plus valorisés
 
Les logements affichant une bonne performance énergétique bénéficient d'un bonus de valeur par rapport à un bien classé D, qui sert de référence.
 
Pour les maisons

  • Classe A : +17 %
  • Classe B : +13 %
  • Classe C : +7 %
 
Pour les appartements
  • Classe A : +16 %
  • Classe B : +12 %
  • Classe C : +6 %
Ces biens séduisent par leurs équipements performants : isolation renforcée, systèmes de chauffage efficaces, menuiseries récentes ou encore conception répondant aux normes environnementales actuelles.
 
Les logements neufs respectant la réglementation environnementale RE 2020 affichent souvent une étiquette A. Ils restent peu nombreux sur le marché, ce qui renforce leur attractivité.

Logements énergivores : une décote marquée

Classes F et G : des biens pénalisés lors des négociations
 
Les logements fortement consommateurs d'énergie subissent une baisse de valeur au moment de la vente.
 
Pour les maisons

  • Classe G : –25 %
  • Classe F : –18 %
  • Classe E : –9 %
 
Pour les appartements
  • Classe G : –12 %
  • Classe F : –8 %
  • Classe E : –4 %
 
Les travaux nécessaires pour améliorer la performance énergétique expliquent ces écarts. Dans une maison individuelle, les coûts sont souvent plus élevés que dans un appartement, ce qui se reflète directement dans le prix.

Location : des règles qui renforcent l'impact du DPE

La performance énergétique influence aussi l'accès au marché locatif.
 
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont considérés comme indécents et ne peuvent plus être proposés à la location.
À partir du 1er janvier 2028, cette règle s'appliquera également aux logements classés F.
 
Pour redevenir louables, ces biens doivent faire l'objet de travaux permettant d'améliorer leur classe énergétique d'au moins deux niveaux.

Intégrer le DPE dans son projet immobilier

Côté vendeur
Un bon DPE constitue un argument de valorisation. Il rassure les acquéreurs, limite les négociations et favorise une vente plus rapide.
 
Côté acheteur
Un DPE défavorable peut représenter une opportunité, à condition d'anticiper le coût des travaux et de l'intégrer dans le budget global. Le notaire joue un rôle clé pour sécuriser la transaction et accompagner la réflexion.

DPE et immobilier : un critère désormais structurant

La performance énergétique s'impose aujourd'hui comme un élément central de la valeur immobilière. Elle influence le prix, la rapidité de vente, la rentabilité locative et la pérennité du projet.
Sur Immonot, les particuliers disposent d'informations fiables et de l'expertise notariale pour prendre leurs décisions immobilières avec clarté et sécurité.

Que pensez-vous de cet article ?


La rédaction vous recommande :

Newsletter immonot

Lire la suite