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Regard sur l'actualité - 17 Juillet 2026

Ce que trente ans de marché immobilier ont changé pour vendre ou acheter en 2026


Ce que trente ans de marché immobilier ont changé pour vendre ou acheter en 2026

En 1996, Notaires 35 faisait découvrir aux Bretilliens une autre façon de vendre ou d'acheter un bien : la négociation notariale. Trente ans plus tard, le magazine célèbre son anniversaire tandis que le marché immobilier, lui, a profondément évolué. Ce retour sur trois décennies montre combien les conseils d'hier éclairent encore les projets d'aujourd'hui.

  • Ce qu'il faut retenir : •
    • Le notaire négociateur combine connaissance du marché local et expertise patrimoniale, un argument défendu par Notaires 35 depuis 1996.
    • Ses honoraires, en moyenne 4 à 6 % du prix de vente, restent souvent inférieurs à ceux d'une agence.
    • Le compromis de vente qu'il rédige intègre dès la première rencontre les vérifications d'urbanisme et de diagnostics.
    • Depuis 2021, le DPE opposable pèse directement sur le prix des logements les moins performants.
    • Mi-2026, le taux moyen d'un crédit immobilier redevient plus favorable, autour de 3,25 %.

Il y a trente ans, vendre avec son notaire était encore méconnu

En 1996, un magazine breton fait connaître une option encore rare pour vendre ou acheter un bien : passer par son notaire.
Jean-Yves Lemétayer s'en souvient bien : alors président de la Maison du Notariat, Service Immobilier de la Chambre des Notaires 35, il participe au lancement du magazine avec un objectif clair, " institutionnaliser la négociation notariale et lui donner de la visibilité auprès du grand public. "
Trente ans et des centaines de numéros plus tard, cette option s'est banalisée en Ille-et-Vilaine. Un particulier peut aujourd'hui aussi bien confier la vente ou l'achat de son bien à son notaire qu'à une agence, là où ses parents n'y auraient sans doute pas pensé.
 

Deux promesses qui n'ont pas pris une ride

Double compétence commerciale et patrimoniale, honoraires plus légers : deux arguments présentés dès le premier numéro, toujours valables aujourd'hui.
Notaires 35 l'écrivait dès son tout premier numéro : le notaire négociateur met à profit son expertise juridique et sa connaissance du marché pour estimer les biens, quand une agence s'appuie avant tout sur une expertise commerciale. Concrètement, un acheteur qui passe par un notaire négociateur bénéficie d'une étude de son projet sous l'angle patrimonial, régime matrimonial, fiscalité, succession, quand un vendeur obtient une estimation qui tient compte des particularités juridiques de son bien.
Dès 1996, le magazine mettait aussi en avant un argument simple : des honoraires souvent plus compétitifs que ceux pratiqués par les autres professionnels de l'immobilier, alors de 4 à 6 % du coût d'acquisition. Depuis le 1er mars 2016, ce chiffre n'est plus fixé par un tarif national réglementé, mais la fourchette de 4 à 6 % reste la norme, quand les agences classiques facturent le plus souvent entre 5 et 8 %.

Aucune mauvaise surprise à la signature, hier comme aujourd'hui

Vérifier un bien avant la signature évite bien des mauvaises surprises, un principe que Notaires 35 défend depuis son premier numéro.
Dans ses toutes premières pages, Notaires 35 expliquait déjà à ses lecteurs pourquoi un compromis rédigé par un notaire limite les risques : titre de propriété, servitudes, urbanisme, diagnostics, toutes les vérifications juridiques s'effectuent en amont, quand le document engage fermement le vendeur et, sous réserve du délai de rétractation de dix jours, l'acheteur non professionnel. Trente ans plus tard, c'est toujours cette anticipation que le magazine met en avant comme la meilleure garantie contre les mauvaises surprises à la signature de l'acte authentique.
 

Le logement a changé, le magazine l'a suivi numéro après numéro

Prix, normes énergétiques, critères d'achat : Notaires 35 a documenté trente ans de mutations du marché breton.

En Ille-et-Vilaine, le prix médian d'une maison ancienne dépasse aujourd'hui 240 000 euros, jusqu'à 362 000 euros dans la métropole rennaise, contre environ 107 000 euros en 1996. Entre ces deux repères, Notaires 35 a suivi, numéro après numéro, des retournements marqués : la crise des subprimes entre 2008 et 2012, des taux d'emprunt historiquement bas entre 2017 et 2021, puis une remontée brutale à partir de 2022. Mi-2026, le taux moyen d'un crédit immobilier retrouve des couleurs, autour de 3,25 % selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA, un niveau plus favorable qu'au pic de 2023.
Le bien lui-même a changé de nature. La construction neuve est passée de la RT 2000 à la RE 2020, entrée en vigueur en 2022, avec des exigences énergétiques et environnementales renforcées. Depuis le 1er juillet 2021, le DPE est devenu opposable : un logement classé F ou G se négocie désormais avec une décote qui atteint 10 à 20 % selon les secteurs, là où ce diagnostic ne pesait autrefois qu'à la marge. La crise sanitaire de 2020 a, de son côté, redistribué les attentes : demande de jardin, télétravail, attractivité nouvelle de villes comme Vitré, Fougères ou Redon.

" Le succès du magazine auprès du public s'est vite vérifié, et les familles ont pu se familiariser avec le marché immobilier et les questions de droit ", résume Alain Gourandon, notaire honoraire associé à la création de Notaires 35, dans le numéro anniversaire du titre. Comprendre un DPE, situer un prix médian, anticiper une décote : ces réflexes, absents du grand public en 1996, sont aujourd'hui partagés par une large part des candidats à l'achat, trois révolutions silencieuses que le magazine a racontées à ses lecteurs à mesure qu'elles se produisaient. C'est aussi cela que célèbrent les 30 ans de Notaires 35 : trois décennies passées à décrypter les évolutions du marché pour aider les particuliers à mieux comprendre leurs projets immobiliers.
 

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