Par Christophe Raffaillac, le 27 Février 2019 dans INTERVIEW DE NOTAIRES - Le notaire et l'immobilier

La Chambre des notaires de la Gironde vient de confirmer la bonne dynamique du marché immobilier girondin qui se voit entraîné par la locomotive bordelaise. Découvrons en exclusivité l'interview accordée par Maître Édouard Bentejac à immonot lors de la présentation des chiffres 2018 à la presse.

En 2018, le marché immobilier girondin enregistre un rythme de croisière à faire pâlir d'envie bien d'autres territoires. Le prix des appartements bordelais nous transporte vers les sommets avec un prix médian de 4 210 €/m2. Un tarif qui permet à la ville d'occuper la 3e place sur le podium des villes les plus chères de France derrière Nice et Aix-en-Provence. Le tout à un rythme effréné puisque l'on enregistre une progression de 17,8 % sur 12 mois. À l'échelle de la métropole bordelaise, le prix médian des maisons anciennes s'élève à 320 000 € dans un contexte haussier de + 9 %. À l'instar des secteurs Sud-Garonne et Médoc où les maisons augmentent de respectivement  de + 5 % et 4,6 %. Dans ce grand élan immobilier, seuls l'Entre-deux-Mers et Nord-Gironde semblent un peu marquer le pas. Ils se satisfont de hausses contenues de 3,4 % pour le premier et de 1 % pour le second. Édouard Bentejac, Président de la chambre des notaires de la Gironde, nous livre son analyse.

Quel bilan dressez-vous des chiffres 2018 pour la Gironde ?

Édouard BENTEJAC : Le marché girondin poursuit son chemin sur un très bon rythme de croisière. Pour preuve l'activité soutenue de 2018 qui fait mentir certains pronostics d'essoufflement émis il y a un an. Ce qui ne doit pas masquer de fortes disparités au sein du département. D'un côté la métropole bordelaise qui connaît une forte augmentation de sa population et de ses besoins en logements, entraînant bien sûr une hausse des prix de l'immobilier. À l'opposé, les secteurs plus ruraux à l'est et au sud du département attirent moins fortement et affichent une stabilité des prix et des volumes. Pas étonnant que le tarif des appartements à Bordeaux ait progressé de 17,8 % en 2018 compte tenu du rayonnement de la ville.

Que pronostiquez-vous pour 2019 ?

Édouard BENTEJAC : Certaines communes de la métropole se montrent plus abordables et ne subissent pas les hausses de plein fouet comme Bordeaux. Pour 2019, pas de signe de retournement du marché à l'horizon car la demande reste soutenue. Dans tous les cas, le secteur immobilier se montre des plus sains, évitant ainsi toute logique spéculative qui risquerait d'exclure de nombreux acquéreurs.
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