Publié le 09 September 2019  par Nathalie Duny dans Actualités

Le coq Maurice, accusé par un couple de voisins d'être une nuisance sonore, a gagné son procès. Il est autorisé à continuer de chanter.

Les résidents se plaignaient des vocalises du coq, tous les matins à l'aube. Le jugement s'est tenu ce jeudi 5 septembre. Le tribunal correctionnel de Rochefort (Charente-Maritime) a rejeté la plainte pour "trouble anormal du voisinage". Le couple de plaignants est même condamné à verser 1 000 euros de dommages et intérêts à la propriétaire de l'animal, Corinne Fesseau.

Me Julien Papineau, avocat de la propriétaire du volatile, a expliqué que sa victoire tenait notamment au fait "qu'en droit français, il faut faire la preuve d'une nuisance et elle n'a pas été faite".

Cette affaire, médiatisée dans le monde entier, avait débuté par une banale plainte pour trouble anormal du voisinage. Elle avait été déposée par un couple d'agriculteurs retraités domiciliés en Haute-Vienne, gênés par le chant trop matinal de Maurice près de leur résidence secondaire. Les plaignants demandaient que la justice donne 15 jours à la propriétaire de Maurice, Corinne Fesseau, issue d'une vieille famille oléronnaise, pour éloigner l'animal ou le faire taire. Cette querelle de voisinage était devenue le symbole des tensions entre ruraux et nouveaux venus dans les campagnes françaises. C'est la querelle des bruits de la nature qui fait débat.

Maurice, entre-temps, est devenu une star internationale et son chant le symbole de nos campagnes !
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