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Bordeaux et la Métropole
Les liaisons heureuses !


Bordeaux et la Métropole - Les liaisons heureuses !

Frappée par une forte tension immobilière, Bordeaux en profite pour renforcer les connexions avec les villes de la métropole.

Face à des prix assez élevés sur le marché bordelais,  pas mal d'acquéreurs concentrent leur recherche sur Bègles, Mérignac, Pessac... sur la rive gauche ou bien Cenon, Floirac, Lormont sur la rive droite. Un contexte qui place Bordeaux en phase d'atterrissage en termes de prix. Les appartements anciens enregistrent une petite hausse de 2,3 % pour se situer à 4 420 €/m2.  À 470 000 €, les maisons marquent aussi le pas avec + 0,6 % d'augmentation. Une situation qui profite à Bordeaux Métropole où les maisons à 343 300 € et appartements à 3 100 €/m2  augmentent sensiblement de respectivement + 4 % et 3,3 %. C'est à Cenon (2 480 €/m²) avec + 12,4 % et à Mérignac (3 090 €/m²) avec + 10,2 %, que les appartements anciens ont connu la plus forte évolution de prix. Du côté des maisons, Bruges et Bègles performent le mieux en totalisant plus de 11,6 % de hausse. Elles font payer leurs prestations : respectivement 401 800 € et 371 000 €.

Sébastien CÊTRE
Notaire à Bordeaux

Comment l'immobilier bordelais a-t-il traversé la crise ?
Malgré des incertitudes au vu de cette crise sanitaire inédite, nous constatons qu'il y a une forte résilience du marché immobilier bordelais et girondin. Les prix n'ont pas chuté et ils ont même augmenté. Cela confirme le statut de valeur refuge de la pierre. Avec le confinement, le "bien vivre chez soi" se traduit par un pouvoir d'achat immobilier plus important à défaut de voyager, d'avoir des loisirs...

Peut-on dire que les appartements bordelais ont toujours la cote ?
Des quartiers de Bordeaux demeurent à des prix très élevés. Le centre se situe autour de 5400 euros/m2, cela prouve l'intérêt pour l'appartement bien placé qui procure une vraie stabilité. Cela se ressent aussi dans les quartiers alentour comme à Fondaudège - Saint-Seurin où les prix évoluent de plus 5 % pour se situer à environ 5 000 euros/m2. Les immeubles du centre-ville ont toujours la cote.

Avez-vous remarqué de nouvelles tendances en matière d'acquisition ?
Dans le contexte de crise sanitaire, le besoin d'une pièce supplémentaire apparaît pour télétravailler. Compte tenu des prix à Bordeaux, certaines personnes  n'hésitent pas à s'éloigner, même au-delà de la métropole, pour se l'offrir. L'envie de disposer d'un extérieur se ressent fortement. En effet, le prix des appartements avec terrasse ou balcon subit une forte inflation.

Quel est votre conseil aux acquéreurs pour l'année 2021 ?
Je dirais qu'il faut se lancer ! Nous profitons d'un contexte immobilier un peu moins tendu, propice à la concrétisation de son projet immobilier. Les taux d'intérêt restent particulièrement attractifs. Avec la tendance à la stabilisation des prix, les clignotants sont au vert pour devenir propriétaire ou investir dans la pierre.


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