Par Christophe Raffaillac, le 17 Octobre 2017 dans JE M'INFORME SUR L'IMMOBILIER - L'édito du mois

Des prix qui parfois s'envolent, une fiscalité qui fatalement décolle, des aides qui manifestement s'étiolent… l'immobilier va-t-il devenir plus « élitiste » depuis l'annonce du plan logement du gouvernement ?

Certaines mesures ne contribuent pas forcément à faciliter l'accès à la propriété ou à encourager l'investissement immobilier ! Les dispositifs qui servaient à se bâtir un patrimoine immobilier se voient largement rabotés. Ce qui va nécessiter pour les acheteurs de tirer des plans au juste.
  • Au niveau du financement immobilier, le fameux PTZ, prêt à taux zéro, subit une profonde rénovation. Il ne s'adresse plus qu'aux ménages qui font construire dans les zones dites tendues, agglomérations de plus de 250 000 habitants. Rassurons les acquéreurs dans l'ancien, car il fera toujours partie de la boîte à outils, là où le déséquilibre entre l'offre et la demande de logements est moins marqué.
  • Question investissement, le chantier se complique puisque le dispositif Pinel n'ouvre ses portes qu'aux programmes immobiliers basés eux aussi en zones tendues, soit A, Abis, B1. La possibilité d'acheter un appartement locatif neuf et de réduire ses impôts ne profite qu'à ceux qui peuvent fréquenter les plus grandes avenues…
  • Enfin la fiscalité n'épargne pas l'immobilier ! Alors que les actions, parts d'entreprise ne rentrent plus dans le calcul de l'ISF (impôt sur la fortune), seule la pierre se voit mise à contribution pour financer le nouvel impôt sur la fortune immobilièr (IFI) à partir de 1 300 000 € de patrimoine.
Rassurons-nous car l'immobilier, malgré ce petit ravalement de façade, permettra toujours aux Français de réaliser un investissement qui constitue la pierre angulaire de leur patrimoine.
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