Par Marie-christine Ménoire, le 7 Novembre 2016 dans JE PRÉPARE L'AVENIR - Je gère mon patrimoine

En ces temps "troublés", il est parfois difficile d'y voir clair et de se projeter dans l'avenir, surtout quand il s'agit de gérer son patrimoine. Certes, les solutions ne manquent pas, mais encore faut-il qu'elles soient sans risque et, encore mieux, qu'elles permettent de faire fructifier vos économies ou diminuer vos impôts. Pour cela, un seul conseil : misez sur des "incontournables" qui vous garantiront rentabilité et sécurité.

L'immobilier

Une valeur sûre
Vous avez entre 30 et 40 ans et ne souhaitez pas rester locataire toute votre vie ? Ou vous possédez déjà votre résidence principale et voulez investir pour compléter vos revenus tout en réalisant une bonne opération fiscale ? Quel que soit votre objectif, l'immobilier est une valeur refuge. La pierre "rassure", surtout si vous envisagez un investissement en Pinel, source de revenus complémentaires.
Et vous bénéficierez en plus, sous certaines conditions (ressources du locataire, plafond de loyer à respecter...), d'avantages fiscaux variables selon la durée de l'engagement locatif : 12 % pour 6 ans de mise en location, 18 % pour 9 ans, 21 % pour 12 ans. Et ça marche aussi dans l'ancien. On l'ignore souvent, mais le Pinel n'est pas réservé au neuf. Vous pouvez aussi en bénéficier en achetant :

  • un logement ancien faisant l'objet de travaux pour être transformé en logement neuf ;
  • un logement ne satisfaisant pas aux caractéristiques de décence et faisant l'objet de travaux de réhabilitation ;
  • un local affecté à un usage autre que l'habitation et faisant l'objet de travaux de transformation en logement.

En revanche, ce type d'investissement suppose la réalisation de travaux, parfois conséquents. Leur coût n'est pas à négliger lors du montage financier de l'opération. L'avantage fiscal et les conditions pour en bénéficier seront les mêmes que pour un achat dans le neuf.

Et pourquoi pas la pierre papier ?
Au lieu d'acheter un bien immobilier en direct, vous achetez des parts par le biais d'une société de placement immobilier qui investit dans des immeubles d'habitation, des bureaux, des murs de boutique, des locaux industriels...
Vous êtes propriétaire de parts de SCPI (Société civile de placements immobiliers) et détenez une fraction d'un patrimoine immobilier. Cela permet une mutualisation des risques et des profits.
Avec la SCPI, pas de souci de gestion au quotidien. La société de gestion se charge de tout. Elle trouve les locataires, rédige les baux, encaisse les loyers, s'occupe des travaux, etc. En tant qu'associé, vous percevez des loyers à hauteur des sommes investies. Le risque de loyers impayés est dilué dans la masse de biens détenus par la société.
Moyennant un ticket d'entrée accessible, la société gérante vous reversera les loyers perçus. Vous pouvez espérer un rendement autour de 5  % par an en moyenne. Si vous achetez à crédit, cela vous permettra de diminuer vos impôts sur le revenu en imputant sur ceux-ci les intérêts d'emprunt.
Il existe plusieurs types de SCPI. Les SCPI "classiques" sont plus destinées aux investisseurs souhaitant avant tout du rendement, alors que les SCPI fiscales permettent de bénéficier en plus des différents dispositifs de défiscalisation (Malraux, Pinel...).

L'assurance-vie

L'autre placement préféré des Français
Vous souhaitez diminuer les droits de succession de vos proches. Vous voulez privilégier un membre de votre famille éloignée ou une personne étrangère à votre famille (et pour qui les droits de succession sont élevés). L'assurance-vie est un bon moyen pour y parvenir à condition toutefois de faire attention :

  • à l'âge auquel vous effectuerez les versements. Pour les contrats souscrits après 1991, si vous faites les versements avant vos 70 ans, chaque bénéficiaire désigné, quel que soit le lien de parenté, peut recevoir un capital de 152 500 euros sans payer aucun droit. Au-delà de cette somme, le bénéficiaire devra s'acquitter d'une taxe de 20 % si le capital perçu est compris entre 152 500 euros et 700 000 euros et 31,25 % au-delà. Après 70 ans, l'avantage fiscal est moins intéressant. Les sommes versées seront alors soumises aux droits de succession après un abattement de 30 500 euros. Attention, cet abattement est unique quel que soit le nombre de bénéficiaires. Autrement dit, tous les bénéficiaires (sauf le conjoint) devront se partager le montant de l'abattement. La somme restante après abattement sera soumise aux droits de succession selon le barème applicable en fonction du lien de parenté avec le défunt.
  • et à la rédaction de la clause bénéficiaire qui identifie la (ou les) personne(s) qui recueillera le capital après votre décès. Il est conseillé de désigner le bénéficiaire dans un acte déposé chez le notaire. Au moment du décès, le notaire sera averti et fera le nécessaire auprès de l'assureur, car les contrats d'assurance-vie sont souvent oubliés par les héritiers.

Les SICAV

Pour vos premiers pas en bourse
Vous avez quelques économies de côté et depuis quelque temps, la bourse vous tente. Mais vous n'y connaissez pas grand chose et ne voudriez pas y laisser toutes vos économies. Pour vos premiers pas en bourse, peut-être pourriez-vous opter pour une SICAV (Société d'investissement à capital variable). Il s'agit d'une société qui regroupe les fonds de plusieurs investisseurs en vue de les placer en valeurs mobilières (actions, obligations).

Le gestionnaire de cette société se charge de constituer et de gérer des portefeuilles composés desdites valeurs mobilières avec les fonds déposés par les souscripteurs. En investissant dans une SICAV, vous en devenez actionnaire et, à ce titre, vous pouvez participer aux assemblées générales et vous exprimer sur la gestion de la société. La variété des SICAV proposées vous permettra de choisir la catégorie répondant le mieux à vos objectifs (allégements fiscaux, sécurité...). La rentabilité de chaque SICAV est fonction de sa catégorie, des qualités de son gestionnaire et de la tendance du marché.

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