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Le notaire et l'immobilier - 4 Novembre 2019

Acheter à l'Est de Bordeaux
Prenons la direction de Bergerac


Acheter à l'Est de Bordeaux - Prenons la direction de Bergerac

Pour cette troisième et dernière étape la plus à l'est de la métropole bordelaise, nous vous proposons de faire escale dans le Bergeracois. Pour avoir une meilleure connaissance des lieux, le négociateur de l'étude de Mes Louton, Lomprez et Berneron à Eymet, Issigeac et Port Ste-Foy, Jean-Charles Badet, nous ouvre les portes d'un marché immobilier où il fait bon se loger.
 

Pourquoi est-ce le moment d'acheter dans le Bergeracois ?

Jean-Charles BADET : Le marché donne clairement des signes de reprise à en juger par l'augmentation du nombre de transactions. Par contre, les prix de l'immobilier demeurent relativement stationnaires. On ne ressent pas encore de hausse significative, exception faite des biens atypiques qui peuvent justifier des tarifs plus élevés.

Jean-Charles BADET : Réputé pour son terroir viticole, le secteur du Bergeracois attire également pour son cadre de vie et la douceur de ses prix. Les acquéreurs ne s'y trompent pas car ils semblent de plus en plus nombreux à s'y installer au regard de la progression du nombre de transactions.

Quels sont les prix médians au mètre carré des maisons et des terrains ?

Jean-Charles BADET : Il faut être prudent car nous observons des écarts qui peuvent être assez importants. Dans le secteur où j'interviens le plus, le prix des terrains s'élève à 13 euros/m2 en moyenne, avec des écarts notables selon que l'on se situe en campagne ou en ville. Quant aux maisons, le prix du mètre carré moyen atteint 1 200 euros. Avec là encore des variations importantes allant de 800 et 1 700 euros/m2. Plus rares, les biens d'exception atteignent aisément les 2 000 euros/m2, car ils présentent un charme particulier embarquant un haut niveau de technologie ou font appel à des systèmes de construction récents.

Quels sont les secteurs les plus prisés par les acquéreurs ?

Jean-Charles BADET : La majorité des acquéreurs recherchent à se loger dans les secteurs urbains et péri-urbains. Les zones rurales attirent beaucoup moins malgré quelques demandes très spécifiques. En fait, les gens recherchent des biens avec un grand terrain, situés à proximité de la boulangerie !

Êtes-vous plutôt en contact avec des acquéreurs locaux ou étrangers à la région ?

Jean-Charles BADET : Eh bien, j'aurais tendance à dire que cela se partage entre les habitants locaux et les nouveaux résidents. En effet, des personnes viennent vivre dans le Bergeracois pour raison de mutation professionnelle, besoin de rapprochement avec la famille ou désir de passer la retraite…

Les amateurs de résidence secondaire s'intéressent-ils au Bergeracois ?

Jean-Charles BADET : Si le marché existe, nous ne sommes pas toujours au courant de l'utilisation qui va être réservée au bien. Actuellement, je pense que cela concerne très peu de transactions malgré des prix attractifs. Le secteur pourrait intéresser une clientèle bordelaise, mais le Sarladais lui vole la vedette en proposant des biens plus caractéristiques et authentiques. Comme notre zone géographique se trouve au croisement de trois départements, les acheteurs de résidences secondaires s'intéressent en priorité aux territoires offrant une plus grande identité architecturale et culturelle.


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