Publié le 27 février 2018  par Marie-christine Ménoire dans Actualités

Louer une chambre chez soi est un bon moyen d'arrondir ses fins de mois et d'utiliser des chambres vides après le départ des enfants. Mais est-ce légal ? Et si oui, quelle est la marche à suivre  ?

L'une des chambres de votre résidence principale est vide ? Pourquoi ne pas la louer ? Bien sûr, il n'est pas question de transformer votre maison ou votre appartement en chambre d'hôtes ou en hôtel. Ni de vous lancer dans la location Airbnb.
Les étudiants sont particulièrement friands de ce type d'hébergement, plus familial et souvent plus accessible financièrement. Du côté "logeur" il s'agit souvent de personnes âgées qui y verront un moyen de ne plus être seules…
La location fait l'objet d'un contrat de location meublée. Sa durée est de 9 mois reconductible. Il découle de la location certaines obligations. Par exemple : la chambre doit faire partie de votre résidence principale, elle doit être d'une superficie de 9 m2 minimum (loi Carrez) avec une hauteur sous plafond de 2,20 m, elle doit posséder un minimum de mobilier (lit, table de nuit, bureau, armoire...), avoir une fenêtre, donner accès à une salle d'eau et à un WC, être chauffée. Le "locataire" pourra partager certaines pièces de vie comme le salon ou la cuisine. En revanche, le propriétaire n'est pas tenu de fournir les draps et le linge de toilette, les petits-déjeuners et les autres repas.
Fiscalement, les loyers issus de la location meublée sont exonérés d'impôts à condition d'être "raisonnables".
L'administration fiscale vient d'actualiser les plafonds de loyer pour 2018. Est considéré comme "raisonnable" un loyer annuel maximum de 185 euros/m2 en Île-de-France et de 136 euros/m2 dans les autres régions, charges non comprises.

Source : Bofip du 07/02/2018
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