Publié le 26 janvier 2018  par Stéphanie Swiklinski dans Actualités

Payer une taxe de 400 € pour un abri de jardin qui vous a coûté 800 € : voilà ce qui peut vous arriver ! Le montant qui sert de base au calcul de cet impôt a été revalorisé de 3 % au 1er janvier 2018.
 

De quoi s'agit-il ?

Cet impôt controversé lors de son instauration en 2012, n'a pas fini de faire parler de lui. En réalité, il ne pèse pas exclusivement sur les abris de jardin car il s'agit d'une taxe d'aménagement. Elle est applicable à "toutes les opérations d'aménagement, de construction, de reconstruction et d'agrandissement de bâtiment ou d'installation, nécessitant une autorisation d'urbanisme." Dès l'instant où vous érigez une annexe (abri, garage, cabane, piscine…) dans votre jardin, nécessitant soit une déclaration de travaux (de 5 à 20 m2), soit un permis de construire (à partir de 20 m2), vous ne pourrez pas y couper !

Pourquoi est-ce controversé ?

Le montant de la taxe peut parfois être très élevé par rapport au coût de l'abri de jardin par exemple.
Les tarifs par m2 de construction sont les suivants :
  • 726 € (contre 705 euros en 2017) hors Île-de-France,
  • 823 € en Île-de-France (contre 799 euros en 2017).
Le montant est calculé en fonction : de la surface taxable multipliée par la valeur forfaitaire multipliée par le taux fixé par la collectivité territoriale. 
Les collectivités ont, par ailleurs, la possibilité d'exonérer leurs contribuables, par exemple, pour les abris de jardins. Cette taxe n'est réclamée qu'une seule fois et est payable en deux fois (ou en une seule fois en dessous de 1500 €.

Elle sert à quoi ?

Elle sert à financer les équipements publics et l'aménagement des espaces naturels sensibles.
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