Immobilier Dunkerquois - Vers Une Rupture De Stock ? - Immonot.com
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Le notaire et l'immobilier - 13 Septembre 2019

Immobilier dunkerquois
Vers une rupture de stock ?


Immobilier dunkerquois - Vers une rupture de stock ?

Largement fréquenté par les acheteurs, le marché immobilier dunkerquois semble victime de son succès. Avec des prix stabilisés et des taux d'intérêt planchers, force est de constater une baisse du nombre de maisons et appartements à vendre, comme en témoigne Corinne Couvelard, notaire à Dunkerque.

Comment les prix ont-ils évolué dans votre secteur depuis ces derniers mois?

Me COUVELARD : nous constatons une très légère baisse de prix, variable selon les secteurs. Ce qui semble paradoxal puisque nous devons faire face à un manque de produits à la vente aussi bien en zone urbaine que rurale. En effet, la demande en provenance des acquéreurs reste soutenue mais nous n'avons pas toujours le bien recherché à proposer. Malgré cela, les prix demeurent stables, ce qui prouve la bonne santé du marché.

Quel prix médian faut-il prévoir pour l'achat d'un bien dans le dunkerquois ?

Me COUVELARD : cela dépend du secteur. Au niveau de la Flandre intérieure, du côté de Bollezeele, il faut compter aux alentours de 130 000 € pour une maison sans travaux. Tandis que Bergue réclame un budget de 150 000 € pour ce même type de bien. En se rapprochant de Dunkerque, les villes de Grande-Synthe ou Saint-Pol nous réservent des tarifs de respectivement 130 000 et 150 000 € pour une maison et de 100 000 € pour un appartement. Très typiques, les maisons mitoyennes sont appréciées des acheteurs !

À quel budget les acquéreurs doivent-ils s'attendre à Dunkerque et dans sa proche périphérie ?

Me COUVELARD : Dunkerque affiche un prix moyen de 150 000 €. Mais en bord de littoral, l'addition s'élève à 200 000 € à Malo-les-Bains, cité balnéaire qui reste très prisée et la plus onéreuse du secteur. Le marché compte une large majorité d'immeubles, au détriment des maisons qui s'avèrent beaucoup plus compliquées à trouver. Des appartements qui se négocient entre 1 600 et 1 700 €/m2 à Rosendael. Cappelle-la-Grande figure aussi parmi les endroits recherchés en raison de ses maisons relativement récentes et situées en lotissement. Les prix y sont tout à fait corrects et stables.

Qui est en position de force pour acheter, les vendeurs ou les acquéreurs?

Me COUVELARD : c'est toujours l'acheteur qui se trouve en position de force bien qu'il y ait actuellement moins de maisons à vendre ! Ce qui pourrait entraîner une hausse des prix… À cela s'ajoutent les taux d'intérêt à des niveaux planchers qui jouent vraiment en la faveur des acheteurs.

Quels critères faut-il privilégier dans le choix d'un bien?

Me COUVELARD : avant même le budget, le critère essentiel concerne l'emplacement. Il faut le choisir en fonction de ses besoins principaux et penser à la revente. En ce qui concerne les appartements, il convient de vérifier les charges de copropriété, les travaux, l'exposition.

Quels conseils donneriez-vous pour l'achat d'un bien ?

Me COUVELARD : il est important de bien évaluer ses attentes et de rencontrer un banquier pour étudier sa capacité de financement. Sans oublier de prendre rendez-vous avec son notaire qui donne de précieux conseils sur les modalités d'acquisition ainsi que les incidences juridiques et patrimoniales. L'achat d'un bien constitue le projet d'une vie qu'il faut préparer et organiser.

Propos recueillis le 27/08/19


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