Par Stéphanie Swiklinski, le 9 Janvier 2019 dans JE RÉNOVE - Je réalise des travaux

Un agrandissement apporte une seconde jeunesse à votre habitation, tout en lui apportant une touche d'originalité. Le choix du matériau de votre future extension est une étape primordiale avant de vous lancer.

S'étendre à tous les étages

Garage supplémentaire, véranda ou création d'un studio, vous devez identifier clairement vos besoins. Réaliser une extension ne s'improvise pas et selon la destination et l'implantation de la pièce, sa conception ne sera pas forcément identique.
S'étendre à l'horizontal. Votre extension se fera "en prolongement" de la construction existante. La conception de ce type d'agrandissement peut être dans le même style architectural que celui de votre maison. Il sera le reflet "du changement dans la continuité". L'esprit de votre habitation comme point de départ restera le même. Le recours à des matériaux similaires et des volumes identiques sera synonyme d'un ensemble relativement unitaire. Dans votre projet d'agrandissement, n'oubliez pas de prévoir les raccordements aux différents réseaux (électricité, eau, gaz, évacuations, etc.). Et n'oubliez pas de bien évaluer l'emprise au sol pour ménager suffisamment de mètres carrés au niveau de votre jardin.
S'étendre à la verticale. Opter pour une extension en hauteur peut vous permettre d'exploiter un volume existant. L'aménagement de combles entre dans cette catégorie. Qui n'a pas rêvé de transformer son grenier en chambre mansardée ? Pour être habitables, vos combles doivent avoir une hauteur sous plafond de 1,80 mètre minimum (sous la charpente), sinon ils sont considérés comme perdus. La pente idéale est une pente de 45 ° car elle permet de dégager de l'espace supplémentaire. En dessous, il faudra sans doute modifier l'inclinaison et envisager une surélévation. Le budget en sera alors alourdi, car ce type d'intervention nécessite certaines compétences et ne relève donc pas des simples travaux de "bricolage" ! Si vous ne disposez pas d'un grand terrain, s'étendre à la verticale en surélevant le toit est une solution astucieuse. Vous pourrez créer, par exemple, un studio au-dessus de votre garage. Au préalable, vous devrez toutefois vérifier que :
  • vos murs et vos fondations sont assez solides pour supporter ce poids supplémentaire ;
  • bien mesurer les implications d'un tel chantier.

Pourquoi ne pas consulter un architecte ?

En dehors des cas où son intervention est obligatoire, un architecte peut vous rendre bien des services concernant la faisabilité de votre projet d'extension.
De par sa connaissance des dernières réglementations et des nouveautés en matière de matériaux, il saura vous conseiller pour réaliser une construction conforme aux normes en vigueur.

Extension bois pour l'esthétisme

Une extension bois c'est la solution à la fois économique et écologique pour pallier le manque d'espace dans votre maison. Il s'agit de créer une véritable pièce supplémentaire pour gagner de la place, avec tout le confort que peut offrir le bois. Pour vous faciliter la vie, il existe d'ailleurs des extensions bois en kit. En quelques semaines, vous pourrez profiter de votre nouvelle pièce à vivre. Le principal atout du bois repose sur son côté naturel et écologique. Il absorbe l'air et rejette l'humidité de votre pièce. Avec pour conséquences directes une consommation d'énergie qui se trouve diminuée ainsi qu'une réduction des émissions de CO2. Le bois étant une matière renouvelable, il reste moins cher que les autres matériaux, même en termes de transport. Autre avantage, le bois s'accorde parfaitement à votre maison, qu'elle soit en briques, en pierre de pays, béton… À vous de choisir le design qui vous convient ! Pour la réalisation de votre extension, si vous avez l'âme d'un bâtisseur, vous pourrez réaliser votre agrandissement vous-même, en autoconstruction. Sinon, faites appel à des professionnels pour le montage (c'est sûrement plus sage !). Si le bois compte au rang des matériaux durables, il reste difficile à entretenir. Les variétés les plus utilisées sont le sapin, le douglas et le mélèze. Le sapin, par exemple, devra faire l'objet d'un traitement anti-humidité régulier.

Acier pour un entretien facilité

Les extensions en surélévation ou latérales sont très souvent réalisées en acier, réputé pour sa solidité et sa longévité. Nombreuses sont ses qualités : il présente une résistance à l'humidité, au vent ou à l'abrasion. En cas d'intempéries, vous pourrez dormir tranquille ! Facile d'entretien, l'acier inoxydable ne vous demandera qu'une à deux séances de nettoyage par an au niveau des parois extérieures. Si le bois est à la mode actuellement, l'acier reste plus intemporel. De plus, il pourra s'adapter à n'importe quel style de maison, qu'elle soit ancienne ou moderne. Gros bémol du côté de l'isolation ! En effet, il vous faudra supporter un coût supplémentaire côté isolation. Ce matériau n'est pas un isolant naturel comme le bois, que ce soit sur le plan phonique ou thermique. Qui dit coût supplémentaire, ajouté à l'extension acier plus chère que les autres matériaux, on aura une facture totale beaucoup plus importante qu'avec le bois.

PENSEZ-Y

Étudiez l'option "véranda". Construire une véranda vous donnera de nouvelles perspectives. Ce sera une véritable pièce à vivre. Elle vous permettra notamment
de profiter de votre grande terrasse plein sud en été comme en hiver.

En parpaing pour assurer la continuité

Pour ne pas "casser les lignes" de votre maison, déjà construite avec ce matériau, le parpaing sera l'allié de votre extension. Il reste très utilisé, que ce soit pour une surélévation ou une extension latérale. À la fois solide et maniable, le parpaing a fait ses preuves ! Avec lui, la pose est facilitée et du coup, le chantier avance à grande vitesse. Tout n'est cependant pas parfait. En plus de son prix élevé, ce n'est pas un isolant de premier choix, aussi bien au plan thermique que phonique. Comme l'acier, il implique l'installation d'un isolant et, en définitive, c'est le coût global des travaux qui en pâtit.

Avec un container pour la simplicité

Encore une idée qui nous vient de l'autre côté de l'Atlantique, mais qui fait son chemin chez nous. Arrivés en fin de vie pour l'activité maritime, les containers ressuscitent en servant d'extension. Les réutiliser s'inscrit donc dans une démarche écologique, d'habitat durable. De par son utilisation, le container est étanche à l'air et à l'eau. On est bien dans l'optique "maison passive". Pour compenser, il faudra installer une ventilation très performante pour qu'il y ait un renouvellement de l'air. L'installation de votre extension sera rapide, mais il faudra prévoir le passage d'une grue (ce qui n'est pas toujours possible) pour la livraison. Attention également à vérifier que le PLU (plan local d'urbanisme) de votre commune autorise ce type d'extension. Vous aurez le choix entre deux types de containers : le dry ou le reefer. Le reefer est le moins utilisé car la surface habitable est beaucoup plus restreinte, à cause de la couche d'isolant de 2 centimètres. Le dry en revanche est tout en métal et pour le côté isolant : ce n'est pas terrible ! Il faudra isoler par l'extérieur avec, pourquoi pas, un bardage bois.
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