Par Marie-christine Ménoire, le 17 Octobre 2017 dans JE RÉNOVE - Je réalise des travaux

Votre famille s'est agrandie, vous avez besoin de plus d'espace… mais il est hors de question pour vous de déménager et de quitter cet endroit qui vous tient à coeur. Seule solution : pousser les murs en réalisant une extension.

Les bases de votre projet

Commencez par vous demander quel sera l'usage de ces mètres carrés supplémentaires. Avant de tout casser, sachez exactement quel type d'agrandissement vous souhaitez, et si cela est réalisable. Demandez-vous :
  • quelle sera l'utilisation de l'agrandissement (pièce à vivre, bureau, chambre, garage...) ? Sa destination et son implantation doivent être clairement définies. En effet, on ne conçoit pas de la même manière une chambre d'enfant, un studio d'ado ou un petit bureau
  • où sera située cette nouvelle pièce ?
  • comment voyez-vous cette extension ? De plain-pied, sur plusieurs niveaux, en surélevant la toiture...
  • sera-t-elle dans le même style que le bâtiment existant ou totalement différent avec des formes plus contemporaines (toiture plate…), des matériaux qui contrastent (du bois, du zinc…) ?
  • quel budget pourrez-vous consacrer aux travaux ?

L'avis éclairé de l'architecte

Même si votre projet n'exige pas le recours à un architecte (parce que la surface totale de votre projet ne dépasse pas 150 m2 ), demander l'avis d'un architecte peut s'avérer précieux pour optimiser les volumes, éviter les fautes de goût, vous donner des idées auxquelles vous n'auriez même pas osé penser. Votre extension sera unique et votre maison sera valorisée.

Une extension réalisable

Quel que soit le type d'agrandissement envisagé, demandez-vous si cela est techniquement possible. Certaines contraintes peuvent vous obliger à revoir les contours de votre projet. Tout d'abord, consultez les règles d'urbanisme. Toutes les communes n'ayant pas les mêmes règles, il est indispensable de vous rendre au service urbanisme de la mairie de votre commune afin de vous informer des règles en vigueur. Si vous êtes dans un secteur sauvegardé ou protégé, cela risque d'être un peu plus compliqué et de limiter votre élan de "créativité". Votre projet sera soumis à l'aval de l'architecte des Bâtiments de France.
L'orientation de la parcelle, sa configuration, son environnement, la nature du terrain et ses éventuels dénivelés, les limites de propriété, le vis-à-vis avec vos voisins... seront également des données à prendre en compte dans l'élaboration du projet.

Permis ou pas ?

Si vous vivez dans une zone urbaine dotée d'un plan local d'urbanisme (PLU), vous devrez déposer une demande de permis de construire si vos travaux :
  • - ajoutent une surface de plancher ou une emprise au sol supérieure à 40 m² ;
    - ou ajoutent entre 20 et 40 m² de surface de plancher ou d'emprise au sol et ont pour effet de porter la surface ou l'emprise totale de la construction au-delà de 150 m².

Verticale ou horizontale

Il existe plusieurs façons d'agrandir sa maison, mais elles sont souvent tributaires de l'existant, de la configuration des lieux et de la place disponible. Chaque cas est particulier et seul un professionnel pourra vous indiquer celle qui est la mieux adaptée :
  • construire une ou plusieurs pièce(s) supplémentaire(s) contre le bâti existant. Cette "extension horizontale" sera la solution idéale à condition d'avoir assez de terrain. Pensez aussi à consulter votre mairie pour savoir si vous avez le droit d'ajouter de la surface à la construction existante. À part ces deux préoccupations préalables, l'extension horizontale apparaît être la méthode permettant le plus de liberté quant au choix de la forme et des matériaux. L'extension pourra être dans le même style que l'existant ou au contraire totalement en rupture. Vous pouvez en profiter pour jouer avec les contrastes de styles, de couleur ou de matériaux. De nombreuses extensions sont en bois. Au niveau travaux à proprement dit, même s'ils sont identiques à ceux nécessaires lors d'une construction à part entière (fondation, terrassement, plomberie...), votre intérieur existant ne sera pas trop "perturbé" par le chantier (puisque tout se passera à côté...)
  • surélever la maison (on parle dans ce cas "d'extension verticale"). Cette solution, souvent adoptée si vous n'avez pas beaucoup de terrain, notamment pour créer de nouvelles chambres, s'avère plus complexe techniquement. Cela suppose de démonter la toiture existante, monter des murs et des cloisons avant de refaire une nouvelle toiture, prévoir un escalier... Et en plus, la structure existante devra être assez solide pour supporter le poids de l'étage supplémentaire ! Ce serait dommage que tout s'écroule comme un château de cartes
  • aménager les combles. Là encore, les travaux sont conséquents (modification du plancher et parfois même de la charpente pour avoir suffisamment de hauteur sous plafond, isolation, électricité, plomberie, chauffage, création de fenêtres et pose de portes et d'un escalier...).

Le sous-sol : un lieu qui gagne à être exploité

Il est parfaitement possible de gagner des mètres carrés en optimisant l'utilisation de votre sous-sol pour en faire un bureau, une chambre, un spa, une salle de jeux, une buanderie... Comme pour le grenier ou les combles, c'est un des rares endroits de la maison où vous pouvez grappiller de la surface habitable. Inconvénients majeurs de cet endroit : l'humidité (il faudra peut-être prévoir des travaux d'étanchéité réalisés par une entreprise de plomberie) et le manque d'éclairage. Pour être considéré comme aménageable, votre sous-sol devra posséder une hauteur sous plafond de plus de 1,80 m (il faut pouvoir se tenir debout !!) et posséder une ouverture vers l'extérieur.
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