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Des acquéreurs tournés vers les extérieurs


Immobilier - Des acquéreurs tournés vers les extérieurs

Dans cette période de grande inquiétude au plan sanitaire et de forte incertitude au niveau économique, les ménages aspirent à un maximum de sécurité dans leur sphère patrimoniale. Logiquement, ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers la pierre avec des critères de recherchesqui viennent un peu bousculer la donne. Les envies d'extérieur fleurissent tandis que les maisons voient leur cote d'amour grimper comme en témoigne Anaïs Fabre, négociatrice au sein de la SCP Fabre, Massenet et Galhaud à Léognan.

En quoi le coronavirus a-t-il modifié le marché ?

Anaïs FABRE : Dans l'ensemble du département, les acquéreurs recherchent un bien avec un extérieur. Ce fameux jardin qui procure un bel agrément au plan personnel et génère de la plus-value en cas de revente. Cela concerne aussi bien le jardin pour une maison que le balcon pour un appartement. Avec le confinement, ce critère devient non négociable. Et dans certains secteurs, comme Pessac, Léognan, les acquéreurs ont une nette préférence pour les maisons sans vis-à-vis. Peu importe la superficie du terrain, les acquéreurs savent qu'ils devront consacrer du temps pour entretenir l'extérieur, tondre la pelouse, tailler les arbres… Attention toutefois aux parcelles mal entretenues qui peuvent qui dévalorisent le bien !

À quoi ressemble le logement idéal ?

Anaïs FABRE : Les maisons avec 3/4 chambres restent très prisées. S'il s'agit d'une construction avec 3 chambres, il faut une salle de bains avec double vasque. Et pour 4 chambres, les clients aiment disposer de deux pièces d'eau, une pour les parents et une autre pour les enfants.  Si les cuisines ouvertes ont souvent la préférence des acheteurs, ils savent que si elle ne fait pas partie intégrante du séjour, elle peut aisément être transformée pour créer une grande pièce à vivre. Le plain pied séduit beaucoup d'acheteurs. Avec étage, elle doit au moins comporter une chambre et salle d'eau au rez-de-chaussée.

Quel budget faut-il prévoir ?

Anaïs FABRE : Le confinement s'accompagne d'une forte volonté de devenir propriétaire. Les prix restent stables depuis le Covid-19 même si les clients négocient. Ils mettent en cause la hausse des taux de crédit - de 0,3 point - pour faire baisser le prix et effacer le surplus qui en découle. Place à la négociation pour beaucoup de biens, sauf pour des produits rares, en dessous de 300 000 €, qui partent vite.

Que conseillez-vous pour décrocher son crédit ?

Anaïs FABRE : Les banques exigent plus de garanties de la part des emprunteurs. Le recours au courtier semble tout indiqué pour valoriser son dossier. Ce dernier détermine en outre l'enveloppe qui peut être allouée au projet, une étape indispensable pour commencer à prospecter et visiter.

En quoi la crise renforce-t-elle l'attrait pour la pierre ?

Anaïs FABRE : Les personnes qui avaient diversifié leur patrimoine en investissant dans l'assurance vie, les actions, ont été impactées par la baisse des valeurs boursières. Certaines envisagent de se recentrer sur la pierre. S'il génère une petite rentabilité, ils savent que le prix de l'immobilier s'inscrit sur une tendance largement haussière dans le temps, malgré la crise de 2008. À l'inverse, les actions réserve plus d'incertitudes.

Quel est le bilan depuis le 11 mai, côté vendeur ?

Anaïs FABRE : Je rencontre deux types de clients : les frileux et les pressés ! D'un côté, des vendeurs hésitants qui ne veulent pas de visites en raison du coronavirus et craignent des marges de négociation importantes. Leur projet attendra donc, sans savoir si la rentrée de septembre sera aussi propice. Quant aux impatients, ils veulent profiter de la valorisation de leur bien d'avant crise. Cependant, ils doivent rester réalistes par rapport au prix demandé. Ne pas perdre de vue que les droits de mutation et les éventuels travaux viennent alourdir l'addition.

Que conseillez-vous aux acquéreurs ?

Anaïs FABRE : Les clients ont intérêt à emprunter, les taux restent bas, et à limiter leur apport, bien que les banques aient resserré les conditions. S'il s'agit d'investir dans un bien locatif, il faut privilégier Bordeaux centre et la proximité des écoles, comme les Chartrons et l'Inssec, Bordeaux Victoire et la fac de médecine, Talence et Kedge, Pessac et les facs…  Leur bien prendra de la valeur. Pour la résidence principale, je conseille de cibler la périphérie plutôt que Bordeaux où le petit jardin se paie très cher. Il faut consulter son notaire pour avoir un avis neutre et éclairé sur l'opportunité d'acheter.
À l'instar de ces acquéreurs d'une maison d'hôtes sur le Bassin qui ont reconsidéré leur projet compte tenu de la proximité avec un camping.


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