Publié le 14 novembre 2018  par Christophe Raffaillac dans Actualités

Après les vieux diesels exclus des grandes villes, c'est au tour des chaudières fuel d'être mises à la casse ! Le Premier ministre vient d'annoncer une série de mesures confirmant la fin de notre dépendance au pétrole et visant accessoirement à déminer la révolte fiscale face aux prix des carburants.

Si le gouvernement accélère la cadence dans sa politique environnementale, c'est parce qu'il souhaite réduire notre consommation pétrolière, mais également trouver les équilibres budgétaires nécessaires. Si les primes à la convertion pour l'achat des véhicules moins polluants, les chèques énergie plus généreux et désormais les aides pour le remplacement des chaudières fuel devraient coûter au bas mot 2 à 3 milliards, ils seront largement compensés par les quelque 15 milliards d'€ que représente la hausse des taxes sur les carburants. Mais Edouard Philippe le confirme au micro de RTL ce mercredi matin, ces prélèvements ne seront pas annulés car "on s'est engagés à progressivement faire peser sur le pétrole et donc sur la pollution une partie des prélèvements fiscaux, plutôt que sur le travail".

Après le gasoil, ça fume pour le fuel

Preuve de la volonté du gouvernement de réduire nos besoins en pétrole et réduire les rejets de CO2, la nouvelle mesure qui vise à mettre au rebus les chaudières fuel à échéance de 10 ans. Le Premier ministre confirme que cette conversion des dispositifs de chauffage va se faire en douceur : "c'est un objectif de transformation. Il faut travailler pour demain matin, c'est vrai, mais il faut aussi travailler pour dix ans en voyant où l'on va".
Sans doute les particuliers vont-ils être incités à opter pour des systèmes faisant appel aux énergies renouvelables comme les pompes à chaleur air/air ou les géothermies air/eau.

Les vieux diesels à l'arrêt

Si la prime à la conversion permet déjà sous conditions de percevoir une aide de 2 000 € pour l'achat d'un véhicule neuf ou d'occasion moins polluant, son montant pourrait être porté à 4 000 €. Cette super prime ciblera les 20 % de Français les plus modestes.
Précisons qu'à compter de juillet 2019, la Métropole du Grand Paris interdira la circulation des véhicules les plus polluants dans un périmètre bien défini. En plus des véhicules essence et diesel immatriculés avant 1997, cela concernera aussi les diesels mis en service entre janvier 1997 et le 31 décembre 2000 qui n'auront plus le droit de cité sur cette partie du Grand Paris.

Distribution de chèques énergie…

Edouard Philippe a confirmé qu'il va à la fois étendre le dispositif et augmenter son montant (qui dépend des revenus), qui se situerait ainsi à une moyenne de 200 euros. En effet, le chèque énergie, qui remplace depuis janvier 2018 les tarifs sociaux du gaz et de l'électricité, profite automatiquement aux Français les plus modestes.

Frais de route réduits ?

Le dispositif de versement des indemnités kilométriques pourrait être modifié et élargi. Cela prendrait la forme d'allocations versées par l'employeur sur la base de la puissance du véhicule et de la distance parcourue. Cela s'adresserait à "ceux qui roulent beaucoup, mais avec des voitures qui consomment peu ou polluent peu".
Et à l'instar de la région Hauts-de-France, les éventuelles aides kilométriques versées par les collectivités seraient aussi défiscalisées, de même que les aides au covoiturage.
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