Publié le 10 April 2015  par Christophe Raffaillac dans Actualités

Quel est l'impact des étiquettes de performance énergétique sur le prix des logements anciens ? Tel était l'objet d'une récente enquête réalisée par l'Association DINAMIC (Développement de l’information notariale et de l’analyse du marché immobilier et de la conjoncture). 

Dans un récent sondage, immonot.com révélait que le diagnostic de performance énergétique était déterminant pour l'acheteur.

Une enquête menée par l'Association DINAMIC - constituée en 2010 par le Conseil supérieur du notariat et la Chambre des notaires de Paris - s'est interrogée sur la "valeur verte des biens". Il en ressort qu'à caractéristiques égales, une meilleure performance énergétique peut booster jusqu'à 7 % la valeur d'un bien ! De quoi convaincre les propriétaires à faire des rénovations de bâtiments !

L'enquête nous apprend notamment qu'en province, un écart de valeur de 5 % est constaté, en moyenne, par lettre du diagnostic de performance énergétique (DPE).

L'écart s'atténue en Île-de-France. On retiendra toutefois qu'en grande couronne, un bien affichant l'étiquette A ou B a, en moyenne, 4 % de chances de se vendre plus cher qu'un bien portant la lettre D.

Autre exemple, selon les résultats de l'enquête, une maison située en région PACA et portant l'étiquette C se vendrait de 2 à 7 % plus cher qu'une maison portant l'étiquette D.

Enfin, l'étude fait apparaître qu'il existe de fortes disparités "géographiques". C'est dans l'Ouest et le Sud de la France que les logements auraient les meilleures étiquettes.

Pour rappel, l'étiquette énergie classe les logements de A à G par ordre décroissant de consommation d'énergie.

Quant à l'enquête de DINAMIC, elle s'appuie sur des données issues des bases constituées par le notariat (base BIEN pour l'Île-de-France et PERVAL en province). L'étude porte sur des ventes de logements anciens réalisées en 2012-2013.

VA

  •  Imprimer