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Actualités - 12 July 2021
Un moyen un peu trop radical pour ne plus payer son viager
SS
Stéphanie Swiklinski

Un moyen un peu trop radical pour ne plus payer son viager

Depuis la crise sanitaire bizarrement le viager a la côte. Rappel de ses principes afin de ne pas défrayer la chronique pour ne plus avoir à payer la rente...

En 2007, un couple originaire de Longuyon (54) a acheté à un octogénaire belge une maison en viager, moyennant le paiement d'une rente mensuelle de 700 €.

Les débirentiers ayant au fil du temps des problèmes d'argent pour payer la rente, le crédirentier a lancé une procédure pour "casser" la vente et récupérer son bien immobilier. Une date pour la résiliation du contrat a même été fixée. Pas assez vite visiblement !
Le débiteur de la rente a alors envisagé une autre option en amenant l'octogénaire faire une petite balade en voiture. Celle-ci est malencontreusement tombée dans un lac. Le débirentier s'en est sorti mais pas son passager ! La thèse de l'accident finalement écartée, le conducteur a été condamné pour homicide à 25 ans de prison. Le prix à payer en plus du viager !
Rappelons que lors d'un achat en viager, vous devez payer comptant une somme appelée "bouquet" le jour de la signature de l'acte authentique chez votre notaire. Ensuite, vous avez à verser au vendeur une rente viagère, tout au long de sa vie. En aucun cas il est de votre ressort de la lui écourter ! La spécificité du viager repose avant tout sur son caractère aléatoire. Le contrat de vente sera annulé si le vendeur décède dans les 20 jours qui suivent la date de l'acte, à condition qu'il soit atteint d'une maladie le jour de la vente. Si une absence d'aléa est présumée, la nullité de l'acte pourra être prononcée. Il s'agit avant tout d'un pari mais aucun trucage ne sera toléré.


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