Prêts Et Loyers - L'aide D'urgence De 150 Euros Est Prolongée - Immonot.com
Immonot, l'immobilier des notaires
Actualités - 22 December 2020

Prêts et loyers
L'aide d'urgence de 150 euros est prolongée

MM
Marie-christine Ménoire

Prêts et loyers - L'aide d'urgence de 150 euros est prolongée

Dans ce contexte de crise sanitaire certaines personnes peuvent rencontrer des difficultés financières pour honorer le paiement de leur loyer ou les mensualités de leur prêt immobilier. Instaurée en juin dernier, l'aide de 150 € versée par Action logement évolue.

Mise en place au printemps 2020, l'aide exceptionnelle de 150 € par mois, destinée aux salariés et chômeurs rencontrant des difficultés pour payer leur loyer ou rembourser leur prêt, vient d'être prolongée et modifiée. Elle est désormais accessible sur l'ensemble de la période de crise sanitaire (alors que jusqu'ici elle était accordée uniquement pendant l'état d'urgence sanitaire).
L'autre modification importante concerne sa durée de versement qui est de 6 mois pour les salariés ayant perdu leur emploi pendant la crise sanitaire. Les personnes en situation de perte d'emploi (fin de CDD, rupture d'un CDI ou d'une mission d'interim) ayant déjà bénéficié de l'aide durant 2 mois pourront obtenir, sous conditions, 4 mois complémentaires, soit 6 mois au total. Pour les autres cas, elle reste d'une durée de 2 mois maximum (soit 300 €).
Les locataires du parc privé, social et intermédiaire, les locataires de résidences collectives d'hébergement (hors Crous) et les ménages accédant à la propriété peuvent en faire la demande dès lors que plusieurs conditions sont réunies.
Le demandeur doit : 

  • disposer de ressources inférieures ou égales à 1,5 le Smic (soit 1 828,50 € net/mois). Pour les demandeurs ayant subi une situation de chômage partiel ou d'arrêt de travail lié à la garde d'enfant, les ressources doivent être supérieures à une fois le Smic (soit 1 219 € net/mois) et inférieures ou égales à 1,5 le Smic (soit 1 828,50 € net/mois). En cas d'activité à temps partiel, le revenu horaire net doit se situer entre 8,03 € et 12,05 €.
  • avoir connu une baisse de revenus mensuels d'au moins 15 % par rapport au salaire habituel du mois précédent le changement de situation (sans les primes et heures supplémentaires exceptionnelles) ;
  • supporter des charges de logement (loyer avec charges comprises ou montant de la mensualité du crédit immobilier assurances comprises, facture d'électricité, eau, gaz…) représentant 33 % du revenu mensuel net.
Pour plus de renseignements ou faire une demande : www.actionlogement.fr