Immonot, l'immobilier des notaires

L'immobilier fait de la résistance : la pierre à l'abri des secousses…

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Christophe Raffaillac

L immobilier fait de la resistance   la pierre a l abri des secousses

L’immobilier ne se laisse pas affaiblir par la crise au Moyen-Orient. Tant le niveau des prix que les volumes de vente maintiennent leur position, confirmant que les acquéreurs occupent toujours le terrain de la transaction. En fins observateurs, les notaires correspondants de la Tendance immonot du marché décryptent la dynamique qui continue de s’opérer pour résister…

Tendance concernant l'activité

À des milliers de kilomètres de la France, le conflit qui embrase le Moyen-Orient ne secoue pas trop le secteur du logement pour le moment. Le contrecoup pourrait se ressentir dans les mois qui viennent car pour l’heure, les correspondants notaires de cette tendance du marché immobilier se sont montrés plus nombreux à constater une hausse d’activité depuis fin février 2026, à savoir 26 % d’entre eux contre 21 % deux mois auparavant. Un négociateur notarial du Loiret résume bien la situation actuelle : « le marché des biens de plus de 300 000 € se maintient, tandis qu’une baisse de valeur semble affecter les biens situés en dessous de ce seuil. »

Cependant, les perspectives tendent à s’assombrir dans l’immobilier tout autant que la crise qui oppose États-Unis et Iran semble se durcir. En témoignent les prévisions des notaires sur l’évolution future de l’activité. Elle enregistre un net repli par rapport à la précédente consultation avec un solde d’opinion qui recule, passant de 20 % à 9 % des avis en faveur d’une hausse. Par ailleurs, ils sont 35 % à se situer dans le camp des pessimistes en pronostiquant une baisse des transactions. Les 56 % restants tablent sagement sur une stabilisation des volumes. À titre de comparaison, nous constatons logiquement un maintien des positions par rapport à la précédente enquête où la part des pessimistes et attentistes se chiffrait respectivement à 39 % et 41 %.

Les propos de Philippe Lechalier, négociateur notarial au sein de l’office notarial Carré d'Actes à Caveirac (30), nous confirment la morosité du climat : « les biens s'accumulent sur le marché donc les prix baissent. Les produits avec travaux sont les plus compliqués à commercialiser ».

À des milliers de kilomètres de la France, le conflit qui embrase le Moyen-Orient ne secoue pas trop le secteur du logement pour le moment. Le contrecoup pourrait se ressentir dans les mois qui viennent car pour l’heure, les correspondants notaires de cette tendance du marché immobilier se sont montrés plus nombreux à constater une hausse d’activité depuis fin février 2026, à savoir 26 % d’entre eux contre 21 % deux mois auparavant. Un négociateur notarial du Loiret résume bien la situation actuelle : « le marché des biens de plus de 300 000 € se maintient, tandis qu’une baisse de valeur semble affecter les biens situés en dessous de ce seuil. »

Cependant, les perspectives tendent à s’assombrir dans l’immobilier tout autant que la crise qui oppose États-Unis et Iran semble se durcir. En témoignent les prévisions des notaires sur l’évolution future de l’activité. Elle enregistre un net repli par rapport à la précédente consultation avec un solde d’opinion qui recule, passant de 20 % à 9 % des avis en faveur d’une hausse. Par ailleurs, ils sont 35 % à se situer dans le camp des pessimistes en pronostiquant une baisse des transactions. Les 56 % restants tablent sagement sur une stabilisation des volumes. À titre de comparaison, nous constatons logiquement un maintien des positions par rapport à la précédente enquête où la part des pessimistes et attentistes se chiffrait respectivement à 39 % et 41 %.

Les propos de Philippe Lechalier, négociateur notarial au sein de l’office notarial Carré d'Actes à Caveirac (30), nous confirment la morosité du climat : « les biens s'accumulent sur le marché donc les prix baissent. Les produits avec travaux sont les plus compliqués à commercialiser ».

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Tendance concernant les prix

En attendant qu’une issue favorable ne se dessine dans le Détroit d’Ormuz, le marché immobilier fait de la résistance face aux incertitudes économiques qui menacent. Elles pourraient trouver leurs origines dans un potentiel retour de l’inflation et une possible hausse des taux d’intérêt. Logiquement, le prix des biens à la vente s’en trouverait affecté puisque le pouvoir d’achat s’éroderait…

Pour l’heure, les perspectives ne se dégradent pas trop puisque les notaires sont 52 % à se prononcer pour une baisse des prix des logements alors qu’ils étaient 51 % lors de la précédente consultation.

Plus confiants, 44 % des répondants prévoient une stabilité des prix pour les deux mois à venir. Pour mesurer toute la difficulté à se projeter quant au cours de la Pierre, il suffit de se référer au commentaire d’Emmanuel Robert, négociateur de l’étude de Maître Arnaud Mangin à Rethel (08) : « aucune lisibilité tellement c'est devenu complexe ».

Par conséquent, ils ne sont que 4 % à être optimistes et à envisager une hausse. Signe que l’immobilier semble faire preuve de résilience, les propos de Ludovic Hebert, négociateur au sein de l’office notarial Mahe et Ruellan-Limare à Bolbec (76) se veulent porteurs d’espoir : « on est sur un marché dynamique ».

Cette dynamique trouve son origine dans les capacités de financement immobilier que les banques s’emploient de préserver. Compte tenu du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, la hausse du prix des carburants se traduit par une dégradation de la demande de crédit. Les établissements financiers ont dû réajuster leurs barèmes à la baisse, comme l’indique le dernier tableau de bord de l’Observatoire Crédit Logement/CSA.

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Le conseil des notaires et les perspectives économiques

Signe que les tensions inflationnistes menacent, prenons en considération les avis des notaires pour acheter un logement en première intention plutôt que de vendre. S’ils restent minoritaires en ralliant 9 % des suffrages, leur part a presque doublé par rapport à la précédente enquête où ils ne représentaient que 5 % des opinions.

Il faut voir dans cette prise de position la bonne place de l’immobilier au rang des valeurs sûres. Cet actif ne se trouve pas autant exposé aux aléas économiques que les placements financiers par exemple. Un bien qui présente de bons critères en matière énergétique et profite d’un bon emplacement géographique demeure une bonne option au plan de la construction et/ou de la diversification patrimoniale.

Néanmoins, les avis se rangent majoritairement en faveur de la vente en priorité avant d’envisager un nouvel investissement immobilier, comme le montrent 77 % des répondants, les 14 % restants préférant dire qu’il vaut mieux attendre… Un négociateur notarial d’Indre-et-Loire atteste de la situation du marché : « forte demande de mises en ventes, nouveaux mandats, mais peu d'acheteurs en face. Les biens les plus délicats avec mauvais DPE, problèmes d’emplacements, fortes nuisances vont fortement baisser ».

Les terrains, compte tenu de leur rareté sur le marché, obéissent à une autre logique. La vente ne s’impose en premier lieu que pour 52 % des notaires, tandis que 29 % préconisent d’attendre et 19 % d’acheter.

Sans doute l’attitude erratique des États-Unis dans leur capacité à sortir du conflit dans lequel ils se sont engloutis commence à peser sur le moral des agents économiques, au rang desquels figurent les acquéreurs immobiliers. La guerre éclair annoncée semble s’enliser…

La meilleure riposte consiste donc à identifier des solutions alternatives qui trouvent leurs origines dans la transition énergétique. Cette approche nous rend moins dépendants des énergies fossiles.

L’immobilier peut profiter de cette situation pour prendre position sur le front de la rénovation énergétique et recourir aux énergies renouvelables. Les propositions du gouvernement pour l’installation de PAC (pompe à chaleur) en leasing semblent aller dans la bonne direction. Reste à voir les modalités d’application de ce dispositif et le niveau des dotations…

À brève échéance, gageons sur une rapide sortie de crise au Moyen-Orient car les pays producteurs de pétrole vont devoir reconsolider leurs pétromonarchies. La reprise des exportations devrait se traduire par une réduction du prix du baril de Brent, aujourd’hui à
100 $ contre 65 € avant le déclenchement de la guerre USA - Iran.

 

Tendance du marché immobilier,
selon le Consensus de marché du CEREFI conçu par Bernard Thion

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