Publié le 11 octobre 2018  par Christophe Raffaillac dans Actualités

Suivant les conseils de son notaire, évitant ainsi de reproduire le scénario de la tumultueuse succession de Johnny, Charles Aznavour avait pris soin de régler de nombreux points de sa succession avant de s'en aller… Comme s'il s'était inspiré de son titre "Je te donnerai" pour que ses proches conservent un lien fort avec ce père aimant et cet homme de talent.

Après une carrière exceptionnelle, Charles Aznavour transmet à ses enfants un très bel héritage musical… et patrimonial. Une succession qui va se dérouler, comme l'a souligné son plus jeune fils Nicolas Aznavour, en respectant toutes les volontés de son père et en préservant une parfaite unité familiale.

Une succession préparée de longue date

Prévoyant, Charles Aznavour avait commencé à préparer sa succession depuis une trentaine d'années. Pour éviter que les siens ne se déchirent, comme il avait pu le déclarer dans l'émission Sept à Huit sur TF1 : "Ça fait trente ans que j'ai fait mon testament. Je ne veux pas qu'on se batte pour une cuillère ou une fourchette, c'est ridicule et c'est ce qu'il se passe souvent".
Outre le patrimoine artistique, Charles Aznavour possédait une fortune personnelle dont la succession pourrait se dérouler dans le cadre du droit luxembourgeois afin de profiter d'une défiscalisation légale. Cela permet en effet à ses héritiers - ses 5 enfants et son épouse Ulla - de payer moins de frais. Charles Aznavour avait réglé son héritage et faisait remarquer encore récemment que ses enfants étaient finalement plus riches que lui. Il faut dire que la fortune de l'artiste est estimée à 145 millions d'euros, en incluant ses 100 millions de disques vendus et l'ensemble de ses biens immobiliers.

Un adepte de l'optimisation fiscale

Et il n'y avait pas que le goût pour les successions que le chanteur partageait avec les notaires… En parfait homme d'affaires, il avait pris soin  d'organiser une bonne gestion de son patrimoine. Une stratégie qui l'avait cependant éloigné du notariat français et conduit à passer les frontières… en direction du Luxembourg qui lui a permis de défiscaliser ses droits d'auteurs et ses dividendes au travers d'une société. Et de la Suisse où il résidait pour éviter de payer tous ses impôts en France. Des options qu'il avait prises en parfaite légalité comme le révèle le site RTL.

Une belle diversification dans l'immobilier

Charles Aznavour n'avait pas manqué de diversifier son patrimoine comme les spécialistes peuvent le conseiller. Il avait multiplié les acquisitions immobilières de grand standing. Ce qui l'avait conduit à investir dans de nombreux biens, comme en témoignent ses villas au bord du Lac Léman en Suisse, ou encore sa propriété de 40 000 mètres carrés à Mouriès dans les Alpilles.
  •  Imprimer