Par Stéphanie Swiklinski, le 19 Décembre 2017 dans JE VENDS - Je consulte mon notaire

Lors de la vente d'un bien immobilier, les diagnostics obligatoires se sont multipliés depuis quelques années. Mais qu'en est-il en matière commerciale ? Est-ce pareil quand on vend les murs d'un local commercial ou quand on cède seulement son fonds de commerce ?

De nombreux diagnostics lors de la vente des murs

Quand on vend les murs d'un local commercial, certains diagnostics immobiliers sont incontournables. Ils devront être annexés à l'avant-contrat et ensuite à l'acte authentique constatant la vente.
  • Avec le DPE c'est toujours mieux ! Ce diagnostic doit être fait lorsque l'on vend un bien à usage d'habitation mais, même s'il n'a qu'une valeur informative, il est bien de le faire réaliser également lors de la vente des murs d'un local commercial. Ce diagnostic a, en effet, pour objectif de faire connaître à vos futurs acquéreurs, d'une part l'estimation de la consommation en énergie du bien, et d'autre part, ses émissions à effet de serre. Il a une durée de validité de 10 ans. Cela peut être intéressant pour négocier le prix, dans un sens comme dans l'autre, en fonction de la consommation en énergie.
  • Un état des risques pour ne pas en prendre… L'état des risques naturels, miniers et technologiques permet d'indiquer si le local est situé dans une zone comportant un risque particulier (inondations, risques industriels...). Ce diagnostic est obligatoire et a une durée de validité de 6 mois.
  • Ne plaisantons pas avec l'hygiène et la sécurité. Cette rubrique regroupe 3 diagnostics différents qui sont indispensables, selon l'année de construction du bâtiment ou si l'immeuble est situé dans certaines zones. Si le local est dans un immeuble dont le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier 1949 : le diagnostic concernant la présence ou non de plomb est obligatoire. Si le local est dans un immeuble dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997 : le diagnostic concernant l'amiante est obligatoire, lors de la cession du local.
  • Pour le certificat parasitaire, cela va dépendre si le bien se trouve dans une zone déclarée par arrêté préfectoral comme étant infestée par les termites ou susceptible de l'être.
  • En copropriété, on ne peut échapper à la loi Carrez. Si le local commercial est un lot de copropriété, en cas de cession, vous serez obligé de faire réaliser un certificat attestant de la surface. La durée de vie de ce certificat est illimitée, mais attention en cas de réalisation de travaux !

Des obligations allégées en cas de cession

Quand on cède seulement le fonds de commerce (c'est-à-dire l'usage que l'on fait du local regroupant la clientèle, le matériel, le droit au bail...) et non pas les murs, les obligations du vendeur sont limitées. Il est cependant recommandé de faire certains diagnostics. Dans le cas contraire, vous aurez sûrement des difficultés à trouver un repreneur pour le fonds de commerce. Il est donc fortement conseillé de faire réaliser les diagnostics amiante, termites, DPE et état des risques naturels, miniers et technologiques, afin de mieux vendre votre bien. Pour certains types de commerce comme les restaurants par exemple, un diagnostic sur l'état des installations électriques ainsi que sur les normes incendies (signalisation, résistance des matériaux...) est également sollicité. Attention aussi à "être dans les clous" sur la question de l'accessibilité des personnes handicapées pour les établissements recevant du public. Il vaut donc mieux constituer un dossier complet d'informations et devancer les demandes d'un acquéreur potentiel. On montre ainsi "que l'on n'a rien à cacher !"

Le dossier de diagnostics techniques (DDT)

Que ce soit pour la vente des murs ou simplement du fonds de commerce, en faisant réaliser un dossier complet, vous donnez un maximum d'informations à votre acquéreur potentiel. La vente ne pourra que se conclure plus rapidement !
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