Octobre Rose, un mois pour sensibiliser et mobiliser
Octobre Rose rappelle chaque année que la lutte contre le cancer du sein repose sur la prévention, le dépistage et la solidarité.
Avec environ 61 214 nouveaux cas en 2023 et plus de 913 000 personnes atteintes en France, le cancer du sein reste le cancer féminin le plus fréquent. Une femme sur huit développera un cancer du sein au cours de sa vie. Ces chiffres rappellent l'importance d'une mobilisation régulière, bien au-delà du seul mois d'octobre.
Chaque mois d'octobre, le ruban rose devient le symbole d'une mobilisation nationale. Associations, collectivités, entreprises, professionnels de santé et citoyens se rassemblent autour d'un même objectif : informer, sensibiliser et soutenir la recherche.
Courses solidaires, marches, conférences, collectes de fonds ou opérations de prévention sont organisées partout en France. Chacun peut y participer à sa manière, en prenant part à un événement local, en relayant les messages de prévention ou en soutenant financièrement les associations engagées. Cette mobilisation est essentielle : derrière les chiffres, ce sont des parcours de soins, des familles concernées et un besoin constant d'accompagnement.
Le dépistage, un geste essentiel
Détecté tôt, un cancer du sein peut être pris en charge plus rapidement, d'où l'importance du dépistage régulier.
Le cancer du sein peut évoluer silencieusement. À ses débuts, il ne provoque pas toujours de douleur ni de symptôme visible. Détecté tôt, le cancer du sein peut être guéri dans 9 cas sur 10. C'est pourquoi le dépistage reste un enjeu majeur de prévention.
En France, les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées à réaliser une mammographie de dépistage tous les deux ans dans le cadre du programme national organisé. En cas d'antécédents familiaux, de prédispositions génétiques ou de facteurs de risque particuliers, un suivi adapté peut être recommandé par le médecin traitant, le gynécologue ou un spécialiste.
Octobre Rose est donc l'occasion de rappeler un message simple : participer au dépistage lorsqu'on est concernée, encourager ses proches à le faire et rester attentive aux messages de prévention peuvent faire la différence.
Mais la mobilisation peut aussi prendre une autre forme : celle du soutien financier aux associations qui agissent pour la recherche, les malades et leurs proches.
Faire un don pour soutenir la recherche
Le don est le moyen le plus immédiat de soutenir une association engagée contre le cancer.
Faire un don reste le geste le plus simple pour participer à la lutte contre le cancer du sein. Il peut être ponctuel ou régulier, modeste ou plus important, selon les possibilités de chacun.
Ces dons contribuent à financer la recherche médicale, les actions de prévention, l'accompagnement des personnes malades et le soutien aux familles. Ils permettent aussi aux associations, comme la Ligue contre le cancer, de poursuivre leurs missions partout en France.
Sur le plan fiscal, les dons versés à certains organismes d'intérêt général ouvrent droit à une réduction d'impôt sur le revenu égale à 66 % du montant donné, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Ainsi, un don de 100 euros représente un effort réel de 34 euros après avantage fiscal.
Mais la générosité ne se limite pas au don immédiat. Certaines personnes souhaitent inscrire leur engagement dans la durée, en organisant à l'avance la transmission d'une partie de leur patrimoine au profit d'une cause qui leur tient à cœur.
Le legs, pour transmettre par testament
Le legs permet de transmettre tout ou partie de son patrimoine à une association après son décès.
Le legs est une disposition prise par testament. Il permet de transmettre, au moment de son décès, une somme d'argent, un bien immobilier, des valeurs mobilières ou encore une part de son patrimoine à une personne ou à un organisme désigné.
Dans le cadre d'Octobre Rose, une personne peut choisir de léguer tout ou partie de ses biens à une association reconnue d'utilité publique, comme la Ligue contre le cancer. Ce geste permet de soutenir durablement la recherche, la prévention et l'accompagnement des malades.
Le legs présente une particularité importante : il ne prend effet qu'au décès. Le testateur conserve donc la pleine disposition de ses biens tout au long de sa vie. Il peut vendre, donner, modifier son testament ou revenir sur ses choix tant qu'il en a la capacité.
Cette souplesse explique pourquoi le legs est souvent choisi par les personnes qui souhaitent donner du sens à leur patrimoine sans se dessaisir immédiatement de leurs biens.
La donation, pour agir de son vivant
Contrairement au legs, la donation permet de transmettre immédiatement un bien ou une somme d'argent.
La donation répond à une logique différente. Elle permet de transmettre un bien de son vivant, sans attendre l'ouverture de la succession. Elle peut porter sur une somme d'argent, un portefeuille de titres, un bien immobilier ou un autre élément du patrimoine.
Ce choix correspond souvent à la volonté d'agir sans délai. Le donateur souhaite voir son engagement produire des effets de son vivant et soutenir immédiatement une cause à laquelle il est attaché.
La donation est toutefois un acte important, car elle est en principe irrévocable. Une fois le bien transmis, le donateur ne peut pas librement revenir en arrière. Il est donc essentiel de vérifier que cette décision est compatible avec sa situation personnelle, familiale et patrimoniale.
Avant de réaliser une donation au profit d'une association, il est recommandé de se faire accompagner afin de mesurer les conséquences de cette transmission et de s'assurer qu'elle respecte les règles successorales.
L'assurance-vie, un outil souple pour soutenir une cause
Désigner une association bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie permet d'organiser la transmission d'un capital.
L'assurance-vie constitue un autre moyen de soutenir une association. Le souscripteur peut désigner l'organisme de son choix comme bénéficiaire de tout ou partie du capital transmis au moment de son décès.
Cette solution présente l'avantage de la souplesse. Le souscripteur conserve la maîtrise de son contrat pendant sa vie. Il peut effectuer des versements, réaliser des retraits si nécessaire et modifier la clause bénéficiaire, sous réserve des règles applicables.
Désigner une association bénéficiaire d'une assurance-vie permet ainsi d'organiser une transmission ciblée, en faveur d'une cause déterminée. Cette démarche peut être utilisée seule ou s'inscrire dans une réflexion patrimoniale plus large, aux côtés d'un testament, d'une donation ou d'autres dispositions.
Comme pour tout projet de transmission, la rédaction de la clause bénéficiaire mérite une attention particulière. Elle doit être claire, précise et cohérente avec les volontés du souscripteur.
Un régime fiscal favorable pour les associations reconnues d'utilité publique
Lorsqu'une association est reconnue d'utilité publique, les biens transmis peuvent bénéficier directement à ses missions.
Les associations reconnues d'utilité publique peuvent recevoir des dons, legs ou donations. Dans ce cadre, elles bénéficient d'un régime fiscal favorable.
Lorsqu'une transmission est réalisée au profit d'une association reconnue d'utilité publique, comme la Ligue contre le cancer, elle peut être exonérée de droits de mutation à titre gratuit. Cela signifie que les sommes ou les biens transmis ne sont pas diminués par les droits de succession ou de donation, sous réserve du respect des conditions applicables.
Cet avantage fiscal renforce l'efficacité du geste de générosité. L'intégralité de ce qui est transmis peut ainsi être consacrée aux missions de l'association : recherche, prévention, accompagnement des malades et soutien aux proches.
Ce régime explique l'intérêt de bien identifier l'organisme bénéficiaire et de s'assurer de sa capacité juridique à recevoir la transmission envisagée.
Pourquoi en parler avec son notaire ?
Le notaire sécurise les volontés et aide à choisir la solution adaptée à chaque situation familiale et patrimoniale.
Donner ou transmettre à une association est un geste généreux. Mais c'est aussi un acte juridique qui doit être préparé avec attention.
Le notaire peut accompagner cette réflexion à plusieurs niveaux. Il aide d'abord à choisir l'outil le plus adapté : don manuel, donation, legs par testament ou désignation bénéficiaire d'une assurance-vie. Le bon choix dépend des objectifs poursuivis, du patrimoine concerné, de l'âge du donateur, de sa situation familiale et de ses besoins futurs.
Il veille également au respect des règles successorales. En présence d'héritiers réservataires, une partie du patrimoine leur revient obligatoirement. La générosité envers une association doit donc s'inscrire dans un équilibre compatible avec les droits des proches.
Le notaire peut enfin sécuriser la rédaction des actes. Un testament imprécis, une clause bénéficiaire mal formulée ou une donation mal anticipée peuvent créer des difficultés au moment de l'exécution des volontés. Son rôle consiste à éviter ces incertitudes et à donner toute son efficacité au projet de transmission.
Une générosité qui laisse une empreinte durable
Soutenir la lutte contre le cancer peut aussi devenir une manière de transmettre ses valeurs.
Octobre Rose invite chacun à agir à son niveau. Certains participeront à une marche solidaire, d'autres feront un don, parleront du dépistage autour d'eux ou soutiendront une personne malade.
Pour d'autres, l'engagement prendra une dimension plus patrimoniale. Transmettre une partie de ses biens à une association, désigner un bénéficiaire dans un contrat d'assurance-vie ou prévoir un legs par testament permet de prolonger une conviction au-delà de sa propre histoire.
Cette générosité ne relève pas seulement de l'argent transmis. Elle exprime aussi des valeurs : solidarité, confiance dans la recherche, volonté d'aider les malades et leurs familles.
En ce sens, Octobre Rose rappelle que chacun peut contribuer à la lutte contre le cancer du sein, aujourd'hui comme demain. Et lorsqu'un projet de transmission se dessine, le notaire reste un interlocuteur privilégié pour transformer cette volonté en acte clair, sécurisé et durable.
FAQ
Peut-on faire un don à la Ligue contre le cancer ?
Oui. Il est possible de soutenir la Ligue contre le cancer par un don ponctuel ou régulier. Ce don peut contribuer au financement de la recherche, de la prévention et de l'accompagnement des personnes malades.
Quelle réduction d'impôt pour un don à une association ?
Les dons versés à certains organismes d'intérêt général peuvent ouvrir droit à une réduction d'impôt sur le revenu égale à 66 % du montant donné, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
Peut-on léguer une partie de son patrimoine à une association ?
Oui. Une association reconnue d'utilité publique peut être désignée comme bénéficiaire d'un legs par testament. Le legs prend effet au décès du testateur.
Quelle différence entre un legs et une donation ?
Le legs est prévu par testament et ne prend effet qu'au décès. La donation, elle, permet de transmettre un bien de son vivant. Elle produit donc des effets immédiats.
Peut-on désigner une association bénéficiaire d'une assurance-vie ?
Oui. Il est possible de désigner une association comme bénéficiaire de tout ou partie d'un contrat d'assurance-vie. La clause bénéficiaire doit être rédigée avec soin.
Faut-il passer par un notaire ?
Le recours au notaire est fortement conseillé pour sécuriser un legs, une donation ou plus largement un projet de transmission. Il permet de vérifier la validité de l'acte, le respect des droits des héritiers et la cohérence du projet patrimonial.
Sources :
- La Ligue contre le cancer - Informations sur le cancer du sein
- Institut National du Cancer - Les cancers du sein













