Par Christophe Raffaillac, le 5 Décembre 2016 dans JE RÉNOVE - Je décore ma maison

Nous voici bientôt en hiver. Plus de fleurs flamboyantes, de paysages verdoyants, de savoureux légumes. Mais en y regardant de plus près, arbres et plantes sont encore bien présents. Parmi eux, le « Roi des forêts » dresse fièrement ses branches.

Un conifère né dans la nuit des temps

L'usage de l'arbre de Noël fut-il toujours celui que nous connaissons actuellement ? Pas si sûr ! Les réjouissances qui l’entourent aujourd’hui furent essentiellement liées à l’apparition de la religion catholique. Des archives alsaciennes nous apprennent qu’au Moyen Âge, les habitants, sensibles à ce message, commencèrent à abattre les plus grands arbres des forêts au point que des gardes forestiers furent envoyés par les pouvoirs publics pour les en empêcher.
Au XIIe siècle, les habitudes sont modifiées. On parle alors de « bûches de Noël ». Pas le gâteau, mais un morceau de tronc ou une souche. À cette occasion, le plus jeune des enfants de la famille, du pain dans la main droite et un verre de vin dans la gauche, chantait une complainte.
À partir du XVe siècle, on revient à l’arbre que les prêtres appelèrent alors « l’arbre de la faute ». Il était censé rappeler celle d’Adam et Eve chassés du Paradis. On aurait pu penser que leurs lointains descendants, nos contemporains se seraient répandus en lamentations. Pas du tout ! À Noël on chante, on danse, on a même inventé le fameux Père Noël.

L’Épicéa commun, le Douglas et les autres

L’épicéa commun, appelé aussi Picea Abies, est l’arbre de Noël le plus courant en Europe. Vous le trouverez dans toutes les jardineries. Mais le sapin a bien d’autres vocations. Certaines espèces servent en lutherie. Le Douglas, du nom d’un botaniste anglais qui l’a identifié, est résistant au froid et sa croissance rapide en fait un matériau recherché par les charpentiers et les menuisiers.
Au rayon de l’originalité et de la couleur, vous trouverez aussi des sapins bleus comme le Picea Pungens et le Pinus Parviflora. Encore plus original, le Cryptomeria Japonica avec ses rameaux vrillés ou l’Araucaria Araucana appelé aussi « le désespoir des singes ». Enfin, dans cette énumération, il ne faut pas oublier les sapins miniatures tels que le Picea Abies ou le Pungens. Ils ont la même ascendance que les grands arbres cités plus hauts, mais ils ne dépasseront pas 40 ou 50 centimètres de hauteur.

Aux petits soins pour votre sapin

Pour être certain de garder toute sa « tenue » et sa belle couleur, il est vivement conseillé d’acheter votre sapin avec ses racines et dans son conteneur de culture. Ne le rentrez dans votre maison que la veille de Noël. Évitez de le placer près d’une source de chaleur. Et quand la fête est finie, sortez-le ensuite le plus rapidement possible, au maximum dix jours après son installation. Pour l’accompagner, boules, guirlandes, ampoules clignotantes, pourquoi pas ? Mais surtout pas de saupoudrage neigeux ou colorié. Ces produits chimiques ont tendance à empêcher le sapin de « respirer » et accélère la chute des épines.

René Margeridon

Conseil déco

Pour votre décoration, n’oubliez pas le houx. Il en existe au moins 400 espèces dont certaines sans épines. Choisissez les pieds femelles, ils portent des fruits rouges ou orange et vous pourrez ensuite les replanter dans votre jardin. Enfin n’oubliez pas le Poinsettia (ou étoile de Noël). L’hiver, il se pare de coloris sans égal. Ses feuilles deviennent rouge vif, roses ou blanches… un assemblage idéal pour votre décoration de table le soir de Noël.

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