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Je préserve l'environnement - 19 Janvier 2023

Habitation
Quand la passivité est une qualité


Habitation - Quand la passivité est une qualité

Le réchauffement climatique et les économies d'énergie sont au cœur de l'actualité. Face à ce constat, il est évident que les constructions vont devoir s'adapter. La maison passive n'est plus la construction de demain mais d'aujourd'hui.

La maison passive est implantée chez nos voisins d'Europe du Nord depuis quelques décennies déjà. À l'origine, on retrouve un projet allemand, avec un premier prototype en 1991, en collaboration avec l'université de Lund en Suède. Si en France elle a mis plus de temps à prendre ses marques, elle apparaît aujourd'hui comme une quasi-nécessité.

Une construction dans l'air du temps

Depuis quelques années déjà, les constructions ont dû (et ont su) s'adapter aux évolutions climatiques et à la flambée des coûts de l'énergie. Elles privilégient l'utilisation de nouveaux matériaux, moins polluants et plus performants. Elles répondent à des normes destinées à garantir la qualité des bâtiments, assurer la sécurité et le confort des personnes qui y vivent, sans oublier la protection de l'environnement.
La maison passive est bâtie de manière à capter et retenir toute la production de chaleur intérieure et extérieure. Les appareils électriques, le soleil et les habitants eux-mêmes contribuent au bon fonctionnement de la construction et à la production de chaleur. Celle-ci, au lieu de se perdre comme dans les habitats classiques, sera gardée précieusement. Ce qui permet de réduire la consommation énergétique de la maison et d'éviter de payer le chauffage !

C’est différent Un bâtiment à énergie positive est une construction qui génère l'énergie nécessaire à son fonctionnement. Tous ses besoins quotidiens sont satisfaits grâce aux installations domestiques (chauffage, ventilation, appareils électriques, éclairage…).

C'est bon pour la planète mais pas uniquement

La maison passive capitalise les bons points. Elle a à son actif :

  • un confort optimal, grâce à une température homogène dans chaque pièce, quelle que soit la saison et quel que soit le climat
  • les matériaux utilisés dans ce type de construction assurent une isolation thermique mais aussi acoustique qui protège ses habitants des nuisances sonores extérieures
  • une qualité de l'air supérieure à une construction dite " standard " qui évite odeurs désagréables et moisissures
  • des coûts de fonctionnement réduits et par voie de conséquence des factures d'énergie allégées
  • les apports solaires favorisés par les nombreuses surfaces vitrées qui apportent luminosité et chaleur
  • des facilités d'entretien. Avec la maison passive, pas besoin d'effectuer l'entretien d'une chaudière ou d'une pompe à chaleur, ni de remplacer ses équipements. Inutile également de penser tous les ans au ramonage des conduits de fumée et de prévoir un emplacement de stockage des combustibles
  • une valeur ajoutée en cas de revente.

Une maison presque comme les autres

Une maison passive consomme  en moyenne 90 % de moins qu'une maison "traditionnelle"

De l'extérieur, rien ne distingue une maison passive d'une construction "traditionnelle". À part peut-être sa forme. Pour être "efficace" et remplir pleinement sa mission, la maison devra avoir une forme compacte. Ce choix n'est pas fait au hasard. Cela permet d'avoir le maximum de surface orientée au sud pour profiter des apports d'énergie procurés par le soleil. D'ailleurs, les surfaces vitrées (orientées plein sud) sont privilégiées et représentent en moyenne 60 % de la surface vitrée totale. Inutile de dire que l'orientation et la position des pièces sont primordiales. Par exemple, privilégiez une exposition au sud pour les espaces à vivre demandant beaucoup de luminosité (salle à manger, cuisine…). Au contraire, les pièces ayant besoin de peu ou pas de chauffage et de lumière seront au nord (buanderie, garage…).

Des principes de construction particuliers

La construction d'une maison passive nécessite l'obtention d'un label pour être définie comme telle. Elle doit remplir 4 critères, sous peine de ne pas être éligible à cette certification :

  • la consommation de chauffage doit être inférieure à 15 kWh/m2/an
  • la consommation d'énergie primaire (forme d'énergie disponible dans la nature avant toute transformation) doit être inférieure à 120 kWh/m2/par an ;
  • l'étanchéité à l'air de la structure doit être suffisante pour garantir une bonne conservation de la chaleur intérieure du bâtiment
  • la température dans la maison doit être limitée. Moins de 10 % des jours de l'année doivent dépasser les 25 ° C.
Pour parvenir à ces résultats, lors de la construction, une attention toute particulière sera apportée à :
  • l'isolation. Elle sera performante et supérieure à celle d'un bâtiment " classique ", tant au niveau des murs, du toit que des menuiseries. Les ponts thermiques seront bannis pour éviter toute perte de chaleur et augmentation du taux d'humidité intérieur
  • la ventilation à double flux. L'air chauffé est brassé par la centrale double flux qui l'utilise pour le réchauffement de l'air qu'elle aspire de l'extérieur. Cela permet aussi la régénération de l'air ambiant
  • la parfaite étanchéité à l'air. Avec l'isolation, c'est un des points clés de la construction passive. Elle a pour objectif de supprimer l'ensemble des fuites et/ou infiltrations d'air. Combinée aux deux éléments évoqués plus haut, l'étanchéité permettra de faire baisser vos factures et respirer un air plus sain.

Aussi en rénovation Pour transformer une habitation existante en maison passive, il faudra commencer par réaliser un audit énergétique permettant de connaître précisément les points faibles du logement et cibler les travaux à réaliser en priorité. Pour qu'il soit considéré comme passif, il devra répondre aux normes spécifiques du label EnerPhit qui prévoit notamment un besoin de chauffage inférieur à 25 kWh d'énergie utile/m²/an, une demande d'énergie primaire inférieure à 120 kWh d'énergie utile/m²/an, une fréquence de surchauffe intérieure inférieure à 10 % de l'année.

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