Tendance concernant l'activité
Alors qu'une embellie se dessinait depuis quelques mois, les mauvaises nouvelles s'accumulent en cette fin d'automne. Le pessimisme l'emporte ainsi largement pour les résultats de fin d'année, comme si ces prévisions se ressentaient des évènements économiques et sociaux. Graphiquement, on observe une forte déconnexion entre, d'une part, les volumes enregistrés ces deux derniers mois (courbe bleue), conformes à ceux prédits fin août et, d'autre part, la chute des prévisions à fin décembre (courbe verte). "Pas d'amélioration du marché, perspectives peu encourageantes à l'approche de l'hiver jusqu'à fin janvier !" prédit Me Leturgie à Bavay dans le Nord.
Tendance concernant les prix
Alors qu'à la fin de l'été, les acheteurs semblaient avoir repris durablement le chemin de la négociation, laissant croire à une reprise du marché, les premiers frimas ont amené un gel sensible des transactions. Il est accompagné d'une tendance à la baisse des prix. "La majorité des acheteurs est dans le doute et a besoin d'être rassurée sur l'évolution des prix" observe-t-on en l'étude de Mes Bouvet et Plancher au Mans. Cela se traduit par une demande d'efforts supplémentaires aux vendeurs, qu'il s'agisse de logements, de terrains ou de commerces.
Le conseil des notaires
On assiste à un léger revirement des positions adoptées par les notaires concernant l'évolution à plus long terme. 64 % des notaires conseillent encore de vendre avant d'acheter un autre bien, mais cette option tend à perdre des partisans (ils étaient 79 % il y a quelques mois). A l'inverse, de plus en plus de notaires (29 % contre 17 %) préconisent d'acheter un bien en premier et misent sur une valorisation des prix. Il en va de même pour les terrains avec des écarts plus limités. La diminution des offres aurait pu en être une explication. Mais ce n'est a priori pas le cas, puisque leur nombre a augmenté sensiblement ces derniers mois. Il faut donc en déduire que, même s'ils demeurent toujours minoritaires, de plus en plus de notaires croient à une reprise du marché en 2014.
Évolution de l'environnement économique
Entre sortie de crise de la dette, euro fort et le spectre d'une déflation aux effets dévastateurs, l'Europe hésite sur sa stratégie de reprise. Et cela pèse sur les prévisions de croissance et donc sur la réduction du chômage. Bonne nouvelle cependant le secteur automobile reprend des couleurs en octobre. En revanche, mauvaise nouvelle pour l'union bancaire : l'Allemagne bloque toute avancée dans ce domaine, en dépit des possibilités de nouvelles crises financières initiées par le lien entre dette souveraine et risque bancaire.
Par le profeseur Bernard Thion
NDLR : cette tendance du marché
a été rédigée le 20 novembre 2013.
VIDEO de la tendance du marché
Christophe Raffaillac, rédacteur en chef du site immonot.com.
Publié le : 28/11/2013














