Tendance concernant les prix
Quel que soit le marché, les prévisions sur l'évolution des prix immobiliers apparaissent marquer un léger recul. Il faut dire que, durant le premier semestre, les hausses se sont multipliées un peu partout, sans pour autant atteindre les sommets de la capitale. Fin juin, les dernières publications des notaires faisaient état, sur Paris, d'une augmentation annuelle du prix des appartements parisiens de 9,8 %, avec un prix moyen de 6 680 €/m2. Il atteindrait même, fin août, 7 013 €/m2 suivant Meilleursagents.com. Cet emballement, un peu surprenant, était surtout circonscrit à l'Ile-de-France et à quelques villes pour lesquelles l'offre de biens, parfois inexistante, apparaissait fortement déséquilibrée face à une demande soutenue. Pour les deux mois à venir, les prévisions sont donc globalement plus réservées. Seuls 8 % des membres de notre panel estiment que les prix devraient poursuivre leur hausse. Pour 29 %, ils vont plutôt s'orienter à la baisse. Les 63 % restant prévoient prudemment le statu quo. Certains insistent d'ailleurs sur le caractère conjoncturel des hausses locales, comme Mes Thabard, Dechauffour et O'Neill qui notent qu'à Luçon, en Vendée, elle est essentiellement "liée aux ventes-rachats suite à la tempête Xynthia".
Le conseil des notaires
Ces situations très variées sur le plan territorial font que les préconisations faites par les notaires aboutissent à un déséquilibre entre les “vendeurs” (53 %) qui veulent profiter de la baisse des prix et les “acheteurs” (42 %) qui pensent que, dans leur région, la reprise du marché devrait se poursuivre. Au niveau des terrains le déséquilibre s’inverse, 41 % se prononçant sur la vente contre 47 % pour l’achat marquant un intérêt toujours soutenu pour ce bien immobilier.
Évolution de l'environnement économique
En France, deux problèmes dominent actuellement la scène économique : l'assainissement des finances publiques et l'avenir des retraites. Ils se résument à un seul débat : qui doit payer pour que les réformes apparaissent justes ? En s'attaquant aux niches fiscales pour réduire le déficit public, le gouvernement semble avoir voulu épargner la classe intermédiaire puisque, suivant la Cour des comptes, la plupart de ces niches profitent aux ménages à haut revenu. Mais dans le cas des retraites, avec l'allongement des durées des cotisations, seuls sont concernés les salariés. Pour cette raison, l'opposition et les syndicats auraient aimé qu'une contribution au régime des retraites soit faite par une taxation des revenus du capital et, pas uniquement, par celle des revenus du travail.














