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Actualités - 16 octobre 2026Projet de loi de finances 2027 : un PTZ parentalité en cours de gestation

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Les jeunes parents pourraient bénéficier en 2027 d'un prêt à taux zéro dédié. Prévu par le projet de loi de finances pour aider les familles qui attendent un enfant ou élèvent un tout-petit à trouver un logement plus grand, ce nouveau PTZ fait encore l'objet de discussions au Parlement. Un amendement a notamment proposé de porter son montant jusqu'à 100 000 €.

Un prêt immobilier pensé pour les familles qui s'agrandissent

Le PTZ parentalité vise les familles qui attendent un enfant ou élèvent un jeune enfant. Sa principale nouveauté : il pourrait être accessible même à des ménages déjà propriétaires de leur résidence principale.
Avec l'arrivée d'un bébé, le logement devient parfois vite trop petit. Pour accompagner les familles à ce moment de leur vie, le gouvernement de Sébastien Lecornu a inscrit un " PTZ parentalité " dans le projet de loi de finances pour 2027, présenté en Conseil des ministres le 1er octobre 2026.
Le prêt à taux zéro existe déjà pour soutenir l'accession à la propriété et bénéficie chaque année à près de 70 000 ménages. Le Gouvernement souhaite désormais en ouvrir l'accès à certains parents, avec un double objectif : faciliter leurs projets de logement et répondre au recul de la natalité.
La nouveauté porte surtout sur la condition de primo-accession. Aujourd'hui, le PTZ est en principe réservé aux ménages qui n'ont pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux années précédentes. Le PTZ parentalité ferait exception à cette règle.
Dans la version gouvernementale, il serait ouvert aux foyers qui attendent un enfant ou ont à charge un enfant de moins de 3 ans, même s'ils sont déjà propriétaires. Les plafonds de ressources du PTZ classique continueraient de s'appliquer et ce coup de pouce ne pourrait être accordé qu'une seule fois par bénéficiaire.

Jusqu'à 100 000 € et sans condition de ressources ?

Les députés ont envisagé d'aller plus loin en élargissant le dispositif, mais ces mesures ne sont pas encore acquises.
Le 8 octobre, la commission des finances de l'Assemblée nationale a adopté un amendement du député Jean-Paul Mattei (Les Démocrates) prévoyant notamment :

  • l'ouverture du dispositif aux familles dont l'enfant a moins de 5 ans ;
  • la suppression de toute condition de ressources ;
  • la possibilité de financer l'agrandissement de la résidence principale ;
  • un montant pouvant atteindre 100 000 €, dans la limite de 50 % du coût de l'opération.
Concrètement, si cette version était finalement retenue, une famille réalisant une opération de 200 000 € pourrait financer jusqu'à la moitié de son projet à 0 %.
Pour mesurer l'intérêt du dispositif, prenons l'exemple de 100 000 € empruntés sur 20 ans. À un taux voisin de 3,3 %, ce crédit représente environ 36 000 € d'intérêts et une mensualité proche de 570 €. À 0 %, la mensualité tomberait à environ 417 €.

Un dispositif qui n'est pas encore en vigueur

À ce stade, aucune banque ne peut encore proposer ce PTZ parentalité et plusieurs de ses caractéristiques peuvent évoluer avant l'adoption définitive du budget.
La commission des finances ayant rejeté la première partie du projet de loi de finances, l'examen engagé le 13 octobre est reparti du texte initial du Gouvernement. Les élargissements adoptés en commission devront donc être à nouveau discutés au cours du débat parlementaire.
Le texte poursuivra ensuite son parcours législatif, notamment au Sénat. D'ici à la promulgation de la loi de finances, l'âge de l'enfant, les plafonds de revenus, le montant maximal du prêt ou encore les opérations éligibles restent donc susceptibles d'évoluer.