Tendance concernant l?activité
Il faut remonter à l’été 2007 pour trouver un consensus similaire sur l’activité au niveau des compromis. “Véritable reprise de l’activité ! La demande est réelle, la sortie de crise s’annonce, les petits prix s’arrachent !” s’exclame le négociateur de Me Gosse à Onzain (Loir-et-Cher). Même si cet optimisme n’est pas partagé par tous, il est évident que les affaires reprennent un cours normal dans la plupart des régions. Ce qui semble nouveau cependant, c’est que cette activité se concentre aussi sur les moyens et grands logements, la population concernée détenant généralement déjà un logement mais souhaitant en changer. Cela signifie aussi que les banques sont plus ouvertes à l’octroi d’un crédit relais.
Tendance concernant les prix
Logiquement, lorsque l’activité augmente, les prix ont tendance sinon à monter du moins à se stabiliser. Or, rien ne laisse supposer pour le moment une hausse des prix dans les logements. C’est du moins ce que laisse penser les résultats de notre dernière enquête. Cette défiance vis à vis de l’évolution probable des prix peut s’expliquer par l’extension des transactions aux logements de taille plus importante. “Les petits prix sont recherchés et le haut de gamme bien placé reste convoité dans l’immobilier comme pour d’autres biens de consommation“ signale Me Besnard à Evreux et un négociateur de la Gironde. Toutefois, la gamme intermédiaire profite maintenant de la reprise alors que, jusque-là, c’était les primo-accédants et les propriétaires n’ayant pas besoin de crédits relais qui animaient le marché.
Le conseil des notaires
Conscient de cette reprise, mais aussi de ce phénomène de baisse, les notaires dans leur grande majorité conseillent de vendre avant d’acheter. Toutefois, prés d’un quart (24 %) croit à la stabilité des prix, voire à leur augmentation prochaine et conseillent d’abord d’acheter pour profiter immédiatement des bonnes occasions. Cette proportion monte à plus d’un tiers au niveau des terrains.
Évolution de l?environnement économique
Au troisième trimestre 2009, les marchés financiers ont poursuivi le rebond entamé au mois de mars. Ils affichent toujours une performance positive. Après avoir perdu 42,7 % en 2008, le CAC 40 a progressé de 17,9 % depuis le début de l’année. Le prix du baril de pétrole a repris 58,3 % alors qu’il avait perdu 53,4 % l’année précédente. L’once d’or, lui, n’a pas cessé de monter depuis 2005 évoluant, ces jours derniers, à des sommets historiques. En France, suivant l’Insee, le nombre de faillites est en recul et le moral des ménages se redresse, notamment parce que les craintes de voir le chômage progresser s’amenuisent. Il semble ainsi que les effets de la crise apparaissent beaucoup moins douloureux que prévu.














