Tendance concernant les prix
Bien que la grande majorité des opinions demeure très pessimiste quant à l’évolution du prix des logements, certains négociateurs reprennent espoirs. Les banques sont devenues un peu moins restrictives sur les crédits et les taux ont diminué de prés d’un point en quelques mois. L’écart diminue légèrement entre les études qui prévoient la poursuite de la baisse des prix et celles qui anticipent une stabilisation, voire une légère remontée. L’hiver s’achevant, la demande et donc les prix devraient connaître un rebondissement. C’est surtout vrai dans les lieux de villégiature, le mois d’avril étant propice à la signature de compromis de maisons de vacances. Ainsi, dans le Morbihan cette reprise qualifiée d’embryonnaire par Me Arens s’oriente essentiellement sur les biens peu onéreux comme le souligne Me Jegourel : « Après une fin d'année calme et un mois de janvier très calme, les vacances de février ont attiré la clientèle et il y a plus de visites. Les budgets sont "serrés" et les choix portent vers des petits biens et des prix inférieurs à 100.000 € pour les terrains et 200.000 € pour les maisons ».
Le conseil des notaires
Les perspectives d’amélioration demeurent peu encourageantes, tant au niveau du prix des logements qu’au niveau de l'activité. Les notaires en tirent les conclusions qui s'imposent. Ils plébiscitent la vente avant l'acquisition d'un bien immobilier. Concernant les logements, rares sont ceux (15 %) qui gardent des espoirs de hausse de prix sur les biens qui leurs sont confiés à la vente. Pour les terrains, cette proportion est plus importante et atteint 29 %. Dans certaines régions, la difficulté de trouver un terrain à un prix accessible laisse augurer une reprise prochaine du marché.
Évolution de l'environnement économique
La chute de la bourse est impressionnante. Fin mai 2008, l’indice CAC 40 dépassait 5.000 points. Il se traîne aujourd’hui au niveau de 2.500, c’est-à-dire que la valeur des 40 plus grosses sociétés françaises a été divisée par deux en neuf mois. La crise financière née aux Etats-Unis n’en finit donc pas de peser sur les économies européennes. Cependant, certains signes laissant entrevoir une amélioration de l’économie américaine, commencent à être enregistrés. Ainsi, en janvier, la consommation des ménages y a rebondi de 0,6 % après six mois de baisse consécutive et le revenu des ménages américains vient de connaître sa plus forte hausse depuis le mois de mai. Or sur ce plan, toute bonne nouvelle en provenance de notre voisin d’outre-Atlantique ne peut être que favorable à une reprise de l’économie française.
NDLR : cette enquête a été rédigée le 3 mars 2009














