Publié le 29 mai 2018  par Marie-christine Ménoire dans Actualités

Depuis quelques jours, les médias ne parlent que de ça : le RGPD (règlement européen pour la protection des données personnelles). Mais qu'est-ce que cela va changer pour les particuliers ? Quelques explications.

Les objectifs du RGPD

Entré en vigueur le 25 mai dernier, le RGPD est applicable à tous les pays de la communauté européenne et concerne aussi bien les particuliers que les entreprises ou encore les associations qui collectent des informations permettant d'identifier les personnes. Ce texte a principalement pour objectif :
  • d'harmoniser les pratiques en matière de collecte et de traitement des données personnelles collectées lors d'échanges de mail, de connexion à facebook ou autre...
  • renforcer et protéger les droits des personnes sur les informations qu'elles partagent via internet
  • favoriser la libre circulation des données au sein de l'Union européenne.

Ce que le RGPD change pour les particuliers

Le règlement européen pour la protection des données personnelles entraîne de nouveaux droits pour les particuliers et notamment :
  • un droit au consentement éclairé. Cela se traduira par la mise à disposition pour les internautes d'une information claire, simple et facile d'accès sur la collecte et l'utilisation de leurs données par les entreprises du web
  • un droit à la portabilité des données. Tout citoyen européen, s'il le souhaite, pourra demander à une entreprise de lui fournir ses données personnelles afin de pouvoir les transmettre à une autre entreprise
  • l'interdiction, sauf exceptions, d'utiliser certaines données (origine ethnique, opinions politiques ou religieuses, informations relatives à la santé...)
  • le renforcement de la protection des mineurs. Ils devront avoir un âge minimum pour consentir seul au traitement de leurs données
  • un droit à l'oubli. Toute personne pourra demander l'effacement de ses données dans les bases d'une entreprise

Sanctions

Les entreprises doivent être en mesure d'assurer la protection maximum des données qu'elles gèrent ou stockent. Elles devront pouvoir prouver qu'elles respectent les règles prévues par le nouveau règlement.
En cas de défaillance, les entreprises peuvent être condamnées à une amende pouvant aller jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % de leur chiffre d'affaires.
  •  Imprimer