Cette saison 2026 impose néanmoins aux loueurs de nouvelles contraintes réglementaires qui viennent compliquer leur rôle de gestionnaire. Leur légère déconvenue trouve son origine dans la loi Le Meur de novembre 2024 qui vise à réguler l'offre de meublés de tourisme…
En effet, l'incitation fiscale se voit quelque peu édulcorée puisque les abattements sur les revenus locatifs chutent de 70 à 50 % pour les meublés classés, et de 50 à 30 % pour les non classés. La rentabilité va donc souffrir de cette nouvelle disposition.
Autre sujet de crispation au niveau de la déclaration du meublé qui doit s'effectuer sur la plateforme www.declaloc.fr depuis le 20 mai 2026. À défaut d'être opérationnelle sur tout le territoire national à la date voulue, cette démarche doit s'effectuer auprès de la mairie du lieu d'implantation du logement. En découle un numéro d'enregistrement à 13 chiffres qui doit fi gurer sur toutes les annonces de location et confirmations de réservation, sous peine de sanction allant jusqu'à 10 000 €.
Enfin, les propriétaires doivent s'interroger sur les performances énergétiques de leur meublé. D'ici à 2034, il faudra que leur bien, s'il est soumis à autorisation de changement d'usage, affiche une classe
énergie comprise entre A et D. À défaut, ils pourront aussi être exposés à une amende administrative pouvant atteindre 5 000 €.
Fort heureusement, la clientèle ne va pas trop souffrir de cette législation. Sauf à devoir payer plus cher une location saisonnière si le propriétaire revoit sa grille tarifaire. Gageons que cette régulation des meublés touristiques s'opérera avec discernement et dévouement de la part des hôtes toujours prêts à recevoir !
Maître Manon MINASSIAN
Vice-présidente de la Chambre interdépartementale des Notaires d'Auvergne



