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Je m'installe dans ma maison - 28 Février 2017

Les folies du carnaval


Les folies du carnaval

Quand donc commencèrent les folies du carnaval en France et pourquoi les avoir fixées à cette date. Il existe autant de réponses que de questions avec un point commun, l'implication de l'Eglise qui voulut les règlementer.

À l'origne de carnaval, Il est bien connu qu'après chaque épreuve et en particulier après chaque guerre, les hommes ont voulu oublier leurs épreuves passées. Pourtant, bien avant l'apparition du Christianisme, elles sembleraient prendre ses prémices dans les Saturnales organisées par les Romains. Ce fut le cas au 12e siècle. Un prêtre du nom de Bélétus rapporte de bien étonnants témoignages de l'implication du clergé dans ce domaine. Dans les églises, il décrit l'attitude des évêques et des prêtres qui dansent et jouent à la paume tandis que les chanoines alignés sur deux files « trainent un hareng fumé  jusqu'à la sortie !». A Sens, c'était un âne le héros de la fête. On l'introduisait dans le cœur et l'on chantait :
« Hé, sire âne, car chantez
Vous aurez  du foin assez
Et, de l'avoine a  plantez ».
A Paris, mieux encore, le roi Philippe le Bon, en délicatesse avec le Pape, va instaurer la fête du renard. L'animal chapeauté d'une tiare et enveloppé dans un surplis se jetait sur une volaille censée représenter le pontife de l'époque.

Une tradition dans la provocation...

Ces étonnantes festivités vont durer jusqu'à la Révolution avec des variantes telles que « la Fête des Fous » organisée par la Confrérie des Sots, sous Louis XIII et celle des Coqueluchiers qui resta très en vogue dans toute la France, en particulier à Evreux et à Rouen. Toutes avaient un but commun : brocarder les pouvoirs en place et en particulier ceux du Haut Clergé.

Jusqu'à la Révolution

Sous Louis XIV et durant la Régence de Louis XV, les traditions vont se perpétuer. Des hauts personnages du royaume comme Guillaume de Torsca et Georges Aimon vont créer au 18e siècle le Régiment de la Calotte et celui de la Mère-Folie avec une obligation pour ses membres : prononcer un discours de la plus grande extravagance raillant à l'extrême les pouvoirs politiques et religieux. Tout cela se passait durant la triste et grise période de Carême. Ce furent les Révolutionnaires qui abolirent ces festivités. Alors que penser de toutes nos actuelles fêtes ? Sont-elles plus joyeuses que celles d'antan ?


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