Publié le 28 January 2016  par Christophe Raffaillac dans Actualités

Si le financement participatif se développe, c'est parce qu'il promet un rendement attractif. La formule consiste à participer au financement d'un programme immobilier, en apportant quelques milliers d'euros, puis à récupérer les fonds investis assortis d'une belle rentabilité. Découvrez les secrets du crowdfunding immobilier.

Avec le financement participatif, les petits épargnants accèdent rapidement au rang d'investisseurs… via le crowdfunding immobilier. En participant au financement d'un programme immobilier, via un intermédiaire, les budgets engagés restent modérés et les risques plutôt limités. Ce qui séduit de plus en plus de particuliers, mais doit se faire à la lueur de conseils avertis. Quelques précautions permettront de réaliser une bonne opération…

Principe du crowdfunding immobilier
C'est au travers de plateformes, sur internet, que les acteurs du crowdfunding immobilier comme Lymo, Wiseed, Crowdimo… mettent en relation promoteurs et investisseurs. D'un côté les promoteurs en profitent pour faire un appel à projets, via les opérateurs spécialisés dans la finance participative dédiée à l'immobilier. Ce qui leur permet de capter des fonds pour lancer leur programme. De l'autre côté, les particuliers peuvent investir des sommes modestes - à partir de 1 000 € - qui seront mises à profit pour construire un immeuble ou leur permettre d'acquérir des parts dans un immeuble locatif. La rentabilité annuelle, variable selon les plateformes de crowdfunding, se situe dans une fourchette allant de 5 à 12 %.

Quels risques pour le crowdfunding immobilier ?
Il convient de se renseigner sur la fiabilité de l'opérateur, car certaines plateformes de crowdfunding font miroiter des rendements très attractifs, dépassant les 10 %. Mais une telle rentabilité repose sur de nombreux paramètres, qui ne sont pas nécessairement mesurables lors de la prise de participation. Au bout de combien de temps l'immeuble pourra-t-il être construit, les lots trouveront-ils preneur rapidement… Autant de points qui conditionnent le moment où les investisseurs pourront être remboursés et percevoir un bénéfice. Un opérateur déclare servir une rémunération de 10 % au terme de périodes allant de 12 à 18 mois. Mais pour obtenir un tel rapport, la prise de risque n'est pas à négliger ! Même si l'investissement dans la pierre est réputé fiable, le succès repose sur l'attractivité du programme immobilier.

Quelle règlementation pour le financement participatif ?
En totalisant 25 % des montants levés du financement participatif, le crowdfunding immobilier connaît un joli succès. Ce qui a conduit les parlementaires en à préciser le cadre règlementaire avec l'ordonnance du 30 mai 2014, qui instaure :

  • le statut d'intermédiaire en financement participatif (IFP) pour les plateformes exerçant sous le modèle du prêt ;
  • le statut de conseiller en investissements participatifs (CIP) pour les placements en fonds propres.

Enfin, le décret du 16 septembre 2014 précise les conditions d'exercice des plateformes et les montants maximums des prêts consentis pas les particuliers.

Conseils à suivre en matière de crowdfunding immobilier…
À ce jour, une trentaine d'opérateurs interviennent sur le marché du crowdfunding immobilier. Si 80 % d'entre eux se consacrent à la promotion immobilière, des plateformes se sont également spécialisées dans la rénovation, la gestion locative ou encore le viager. Ce qui ouvre pas mal de possibilités… Mais avant de s'engager, il convient de :

  • sélectionner les plateformes en fonction de leur activité principale (promotion, rénovation, gestion locative…)
  • limiter son investissement dans un premier temps
  • valider la cohérence du projet immobilier
  • miser sur une rentabilité réaliste !

CR

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