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Actualités - 08 November 2016
Logement : un baromètre des plaintes à la hausse
CR
Christophe Raffaillac

Logement : un baromètre des plaintes à la hausse

Il n'y a pas que la météorologie qui a recours au baromètre ! La confédération générale du logement vient de dévoiler son baromètre des plaintes des usagers du logement. Si leur nombre a sensiblement augmenté en 2015, c'est dans le milieu locatif que les contentieux sont les plus nombreux.

Depuis 7 ans, la Confédération générale du Logement (CGL) recense et classe les demandes d'informations et les plaintes des usagers du logement (locataires, propriétaires, copropriétaires). Cela l'a conduite à créer un baromètre des plaintes, offrant ainsi une photographie en 3 D du logement en France. Elle vient de publier son baromètre 2015. L'an dernier, cette association de consommateurs, spécialisée dans le logement, a enregistré  2 934 plaintes (contre 2 344 en 2014). Les requêtes portent toujours essentiellement sur le secteur locatif : 76,07 % des plaintes reçues par la CGL. Leur teneur est quasi identique à celles enregistrées les années précédentes.

Dans le Top 5 des sujets de plaintes des locataires, on trouve dans l'ordre :

  1. le dépôt de garantie (non restitution ou restitution partielle de "la caution") et les troubles de jouissance comme une isolation thermique des fenêtres insuffisante ou un mauvais fonctionnement du système de chauffage (ex aequo à 12,20 %)
  2. les charges locatives, jugées parfois lourdes et "abusives" (8,66 %), certains propriétaires facturant par exemple une consommation d'eau exhorbitante en raison d'une fuite d'eau non réparée…
  3. les travaux (8,38 %) qui constituent souvent un frein pour le propriétaire-bailleur et génèrent des désaccords au niveau du paiement de la facture (mauvaise connaissance du "qui paie quoi ?")
  4. Les préavis bailleur/locataire (5,39 %), en légère hausse depuis l'an dernier. Le locataire qui résilie le bail de location doit respecter un préavis de 3 mois (sauf exceptions) tandis que le propriétaire est soumis à un délai de préavis de 6 mois.
  5. Les expulsions (4,64 %) en nombre constant, généralement liées à des impayés de loyers et donc associées à des demandes d'aides.

Un point positif : les litiges liés aux loyers, souvent suite à une augmentation soudaine et non justifiée selon le locataire, ont chuté de 4 points entre 2009 et 2015.

V.A.


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