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Actualités - 19 November 2014

Le crowdfunding explose !

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Christophe Raffaillac

Le crowdfunding explose !

Certains ont des idées, du talent mais pas d’argent. D’autres ont des ressources financières et l’envie d’investir. La solution : le crowdfunding ou "financement participatif". Les Américains en sont fous.

Le crowdfounding permet de récolter des fonds, souvent de petits montants, pour financer un projet. Cela concerne tous les domaines : art, culture, causes humanitaires et depuis peu l'immobilier. Un concept nouveau qui permet de démocratiser l’investissement financier immobilier et qui bouscule les règles du jeu !  Les plateformes fleurissent sur le web. Et ce nouveau placement se veut plus qu’alléchant, mais pas sans risque !

 

Quel est le principe du crowdfunding immobilier ?

Vous êtes promoteur en herbe ? Avec le crowdfunding, vous pouvez sélectionner un programme qui vous semble avoir un bon potentiel via une plateforme, tout en espérant réaliser des gains. Le ticket d’entrée se situe aux alentours de 1 000 euros (chez Lymo.fr) et 3 000 euros (chez Anaxago) et peut varier en fonction des projets. Selon le site, vous aurez le choix entre un seul ou plusieurs projets.

Vous avez alors accès à un bon nombre d’informations :

  • concernant le bien, ses caractéristiques (la construction, l’emplacement…), la durée de l’investissement...
  • concernant le promoteur (son activité, le nom des dirigeants...).
"Une manière de démocratiser l’investissement financier immobilier"

À vous de remplir un formulaire et d’envoyer un chèque si vous êtes intéressé. Dès que les fonds récoltés sont suffisants, ils sont transférés au promoteur immobilier et le chantier peut démarrer. Une fois le programme achevé et commercialisé, vous récupérerez capital et bénéfices.

À savoir : le financement participatif doit constituer, en moyenne, 20 % du coût du programme immobilier en fonds propres, ce qui permet de lancer le chantier. Les 80 % restants du programme immobilier sont financés, quant à eux, par les ventes et le crédit bancaire...

En l'espace de quelques mois, plusieurs plateformes françaises se sont emparées de ce créneau, promettant des rendements spectaculaires à partir de 10 % et plus par an.

Il existe un minimum de garantie ! Les investissements sont sécurisés, car les projets doivent obligatoirement bénéficier d’un permis de construire et d’une garantie financière d’achèvement contractée par le promoteur.

Pour les promoteurs, le crowdfounding est une aubaine, pour les particuliers, un moyen d'investir !

Quels sont les principaux acteurs ?

Certaines plateformes, comme Anaxago et WiSEED étaient d’abord spécialisées dans le financement participatif de startups et se sont lancées dans l'immobilier. D'autres, comme Lymo.fr, sont exclusivement dédiées à la pierre. Mais il y a aussi Crowd-Immo ou encore Biltoki, dans le Pays basque…

Comment ça marche ?

Vous passez par :

  • une Société Civile de Construction Vente (SCCV) créée spécialement pour le projet. Vous placez des fonds dans une holding qui va détenir cette SCCV. En tant qu'investisseur, vous possédez soit des parts de la holding (Anaxago), soit des obligations, qui sont des prêts rémunérés à un taux fixe annuel ou coupon ( WiSEED). La SCCV a pour mission de gérer l’étape de construction et de revente. Ensuite, elle est vouée à disparaître !
  • ou alors, vous prêtez directement à une société par action simplifiée (SAS) chez Lymo.fr par exemple, via des obligations.  
     

Depuis le 1er octobre, un décret met les points sur les " i " en fixant des montants maximums pour le crowdfunding :

- Pour les prêts avec intérêts, les particuliers peuvent financer un porteur de projet dans la limite de 1 000 euros (par personne et par projet) et pour une durée n’excédant pas 7 ans.

- Dans le cas d'un prêt sans intérêts, ce seuil est de 4 000 euros par projet.
- Enfin, le porteur de projet ne peut emprunter au-delà d’un million d’euros pour son projet.

Le risque ? En cas d’échec de l’opération, vous pouvez perdre une partie du capital investi dans l’opération.  Mais "sur un support immobilier, le risque est moindre qu'avec d'autres investissements " explique un membre de Lymo. Et le rendement avec un risque zéro n’existe malheureusement pas ! À vous de choisir !

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