Evolution prévisionnelle de l'activité
Les prévisions d’activité des services négociation ont été systématiquement plus pessimistes que celles des études auxquelles ils appartiennent, sauf pour cette dernière enquête où l’optimisme semble renaître chez les négociateurs. En effet, fin avril, 26% des négociateurs (contre 15% en février) prévoient une amélioration du volume des promesses de vente. Cet écart est d’ailleurs parfaitement conforme au décalage dans le temps entre signature des promesses et signature des contrats.
« Curieusement, devant un marché qui semble se "tendre", voire se "durcir", une activité de négociation en légère augmentation. Tendance confirmée de baisse de prix pour certaines personnes qui ont souscrit des prêts relais il y a 2 ans » note Me Arens dans le Morbihan. Il souligne ainsi le fait qu’après des mois et des mois de tergiversations, les vendeurs finissent par lâcher prise et signent un avant-contrat à des conditions plus en phase avec le marché.
Prévisions d?évolution des prix
Peu de changements sur les prévisions des prix des logements. La tendance à la baisse domine toujours. Toutefois, 55% de nos correspondants annoncent une certaine stabilité des prix, voire une faible hausse. « Après une période de stabilité et de calme relatif, le marché semble vouloir redémarrer un peu grâce aux mutations et à l'effet "beau temps". Cependant, dans l'ensemble, les prix sont stables et les biens trop chers ne se vendent plus. Transactions moins dynamiques » constatent Mes Bénis et Ouairy à Vitré (Ille-et-Vilaine). Les prévisions sur l’évolution du prix des terrains demeurent très positives. 47% de notre panel considèrent actuellement que la hausse devrait perdurer.
Les conseils des notaires
Certains de nos correspondants ont constaté une légère reprise, d’où une répartition plus contrastée de leurs conseils. Pour les logements, les deux tiers pensent qu’il vaut mieux vendre un bien avant d’en acquérir un autre tandis que 28% estiment qu’il vaut parfois mieux profiter d’une bonne opportunité d’achat pour se décider. Pour les terrains, un peu plus d’un tiers des participants à notre panel préconisent la vente, 16% d’attendre un marché plus clarifié et les autres l’achat.
Evolution de l'environnement économique
L’indicateur résumé d’opinions des ménages construit par l’Insee a progressé en avril de deux points (de -22 à -20). C’est le résultat d’une situation financière qui s’améliore chez les particuliers mais aussi d’un certain optimisme sur les perspectives d’évolution du niveau de vie et du chômage au cours des douze prochains mois. La Bourse de Paris fait des miracles, le CAC 40 a progressé de 5 400 à 6 100 en deux mois (soit + 13%), à l’image de l’activité économique mondiale. Si cette conjoncture particulièrement favorable devait se prolonger, elle aurait des effets bénéfiques sur l’immobilier. Pour le moment, la crise immobilière qui touche les Etats-Unis, mais aussi l’Espagne, n’incite pas à l’optimisme.
NDLR : cette enquête a été rédigée le 14 mai 2007, elle porte sur les mois de mars et avril.



