Par Bernard Thion, le 29 Mai 2017 dans Tendance du marché immobilier

Un peu partout, l’activité des services immobiliers est en hausse. En dépit d’inflexions momentanées, les notaires prévoient également une amélioration des prix, pour les terrains comme pour les logements. Cette tendance du marché immobilier s’appuie sur les résultats d’une enquête envoyée en avril dernier à un panel de notaires négociateurs répartis sur toute la France. Elle a été rédigée le 21 mai 2017.

Regard sur l'actualité
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Méthodes d'évaluation et indicateurs de prix en immobilier

Tendance concernant l'activité

Surprise ! Alors que les incertitudes du climat électoral auraient dû peser sur l’activité immobilière, les services de négociation ont accumulé de nouveaux compromis en avril. Il semblerait que les futurs acheteurs aient, à bon escient, anticipé à la fois l’élection et les intentions du futur président en matière de logements. Ce courant optimiste conduit notre panel de notaires à prévoir, pour les prochains mois, soit la confirmation (64 %), soit l’amélioration continue (28 %) de leur activité. Seuls 8 % d’entre eux sont d’un avis contraire.

Amelioration continue

Tendance concernant les prix

Depuis près d’1 an, mois après mois, la tendance sur les prix s’améliore en dépit d’inflexions momentanées, tant pour les terrains que pour les logements. La modération des taux d’intérêts, toujours inférieurs à 2 % pour les crédits immobiliers à 20 ans, et un sentiment de reprise économique en sont les principaux facteurs. Dans les villes, les prix ont retrouvé leur niveau d’avant crise. Cela incite certains propriétaires à mettre leurs biens à la vente alors que les incertitudes liées aux changements politiques les rendent traditionnellement plus attentistes.
En revanche, les acheteurs sont de plus en plus nombreux à se présenter sur le marché. D’où quelques tensions sur les prix, la demande se révélant plus importante que l’offre. Dans les campagnes, c’est plutôt un sentiment d’abattement qui demeure. Cela ne favorise pas les échanges, ni les prix. Dans l’expectative, 80 % des notaires interrogés (contre 63 % il y a 2 mois) parient sur une stabilité des prix à court terme.
En revanche, 9 % de nos correspondants (contre 14 % auparavant) prévoient une hausse des prix. La même proportion (9 %) mise sur une baisse des prix. Ils étaient 23 % il y a 2 mois.

Amelioration continue

Le conseil des notaires

Cette incertitude quant à l’évolution du marché immobilier est mise en lumière dans les conseils prodigués par les notaires. Compte tenu des bonnes dispositions actuelles, il serait logique de trouver une majorité de nos correspondants suggérant d’acheter un nouveau bien avant de revendre l’ancien.
Les prix augmentant, cela permettrait en effet de bénéficier d’une plus-value immobilière supplémentaire sur la revente et d’un prix moindre sur l’achat. Or, il n’en est rien au niveau des logements. Bien au contraire, puisque la vente en premier est plébiscitée par 62 % de nos correspondants. Deux explications à cela :

  1. comme il est plus difficile de trouver des vendeurs que des acheteurs, mieux vaut inciter les vendeurs à se décider rapidement.
  2. l’immobilier paraissant désavantagé par les dispositions de la nouvelle équipe au pouvoir, il paraît prudent de vendre dès à présent.
Amelioration continue

Évolution de l'environnement économique

En quelques mois, les cours de la bourse se sont envolés. Le CAC 40 est passé de 3 900 le 3 janvier à 5 400 début mai après l’élection de notre nouveau Président. Cette augmentation de près de 13 % des valeurs françaises traduit l’espoir né dans l’amélioration de notre vie économique après les incertitudes créées par la poussée des mouvements extrémistes dans les pays européens et l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis.
En revanche, si les perspectives au niveau de la construction de logements neufs demeurent excellentes, on peut redouter que l’ancien souffre de la politique de logements de l’équipe nouvellement au pouvoir.

Bernard Thion

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