Votre transaction immobilière nécessite le recours à un emprunt. Il vous faudra bien sûr rembourser le capital, augmenté de son taux d’intérêt… Mais vous aurez également à faire face à d’autres frais qui alourdiront sensiblement l’addition. Certains sont négociables, d’autres non. Voici quelques conseils pour alléger la note…

Vous allez recourir à un prêt immobilier. Même si les taux sont historiquement bas depuis quelques mois, vous n’êtes pas sans savoir que le crédit n’est jamais gratuit ! À son taux d’intérêt s’ajoutent une multitude de frais, divers et variés, dont il faut absolument tenir compte dans vos calculs. Certains sont négociables et il ne faut pas vous en priver !

Pour le calculer, la banque se réfère aux taux des marchés financiers, auxquels elle ajoute ses frais et sa marge. Illogique mais vrai : plus la banque vous considérera comme “profil à risque”, plus elle vous appliquera un taux élevé ! D’où l’intérêt d’un bon apport personnel et d’un éventuel et rassurant prêt à taux zéro.

Presque toujours obligatoire, elle protège toute votre famille et… la banque ! En cas de décès ou d’invalidité rendant impossible l’exercice d’une profession, elle rembourse le capital restant dû à votre place.
Le coût de l’assurance décès-invalidité est très variable, et les modes de calcul sont différents selon les banques… De quoi brouiller les pistes !
Ouvrez l’œil, d’autant que la loi Lagarde vous permet désormais de vous adresser à d’autres assureurs spécialisés dans le crédit immobilier.

Là encore, les modes de calcul sont différents selon les compagnies. Cette assurance n’est pas obligatoire. À vous de choisir en fonction de la stabilité de votre situation professionnelle. Une chose est sûre : y renoncer fera baisser le coût global de votre emprunt.

Ces deux garanties permettent au créancier, en cas de défaillance de remboursement, de saisir le bien et de se payer sur le prix de la vente.
L’hypothèque, acte authentique, est une “sûreté réelle”, portant sur le bien lui-même. L’ensemble des frais d’hypothèque représente 1 à 2 % du montant du prêt. L’hypothèque disparaît sans aucune formalité, un an après l’échéance du prêt.
La caution mutuelle est une “sûreté personnelle” qui s’engage à se substituer au débiteur défaillant. Elle coûte de 2 à 2,5 % du montant de l’emprunt (dont une partie est, en principe, restituée à l’issue du prêt)…
Faites vos calculs en fonction de votre situation. En temps de crise, la restitution d’une partie de la caution peut sembler incertaine ! Il faut peut-être lui préférer l’hypothèque, dont le coût a été revu à la baisse…

Souvent chiffrées à 3 % du capital restant dû au moment où vous vous décidez à rembourser, ces pénalités peuvent être allégées ! Dans les meilleurs cas, elles peuvent même être purement et simplement supprimées ! À condition de les négocier lors de la signature...

Une banque en quête de nouveaux clients peut les diminuer, voire même en faire cadeau… Une fois encore, négociez et faites jouer la concurrence !
Bon à savoir : le prêt à taux zéro et les crédits de la Banque Postale ne facturent pas de frais de dossier.