Retrouvez les archives de la tendance du marché immobilier observée par les notaires.
Les observations faites par notre panel sont très pessimistes. Nos correspondants s'inquiètent des répercussions des nouvelles lois anti-crises. 62 % penchent pour une réduction d'activité, 32 % misent sur sa stabilité et 7 % son amélioration. Cette tendance est assez cohérente avec les statistiques sur les transactions en individuel diffus (- 5,5 % à fin août 2011) et les mises en vente réalisées par les promoteurs (- 8,6 %). Le délai d'écoulement a augmenté de 7 à plus de 8 mois (1).
(1) : CF Note de conjoncture immobilière n°13, oct 2011, publiée par le CSN.
Avec les atermoiements du gouvernement sur la nouvelle fiscalité des plus-values, 45 % de nos correspondants ont constaté un recul important du nombre de compromis (40 % d'entre eux l'avaient d'ailleurs anticipé). Le développement de la crise aidant, les nouvelles prévisions s'avèrent encore plus pessimistes. 51 % des membres de notre panel misent sur une diminution de leur activité, alors que seuls 7 % (contre 12 % en début d'été) comptent sur une reprise. Cela, malgré le report à février 2012 de l'application de la nouvelle loi…
Après avoir prévu un effritement des volumes lors des deux mois passés, notre panel anticipe cette fois-ci une chute importante d’activité pour les mois de juillet et août. Traditionnellement la période estivale n’est pas la meilleure pour faire signer des compromis. Mais il semble bien qu’elle se conjugue actuellement avec un net retournement de la conjoncture. 42% de nos correspondants prévoient ainsi une baisse de volume et seulement 11% misent sur son augmentation alors que leurs opinions s’équilibraient à 21% lors de la précédente enquête. « Mois de juin très calme. Peu de contacts et les banques retardent les projets d'achat » précise Me Painsar à Vitré. Il souligne ainsi que l’inquiétude actuelle semble gagner le secteur bancaire qui n’hésite pas à freiner les éventuels acheteurs.
Pas de réelle évolution dans l'activité des services négociations des études notariales, si ce n'est que 25 % de nos correspondants ont observé une baisse du nombre de compromis signés (21 % ont enregistré une augmentation). La tendance est donc plutôt à l'effritement des volumes pour juin et juillet. Dans un marché plutôt attentiste, la concurrence demeure vive avec, en particulier, "l'augmentation des transactions entre particuliers" soulignée notamment par Me Dubois de Chateaurenard (Loiret). Plus à l'Ouest, en Bretagne, nos correspondants négociateurs précisent que cette baisse d'activité se ressent depuis moins d'un mois.
Les réponses à notre enquête privilégient une certaine mollesse dans les transactions à venir, voire un maintien du volume à son niveau actuel. Les régions ayant bénéficié jusque-là d'une forte activité (notamment la région parisienne) semblent marquer le pas au profit de celles qui demeuraient un peu à l'écart de ce mouvement. C'est ainsi qu'à Thonon-les-Bains, Me Ballara-Boulet note : "Une légère reprise de l'activité depuis le début de l'année". Il est vrai qu'à Paris le nombre de transactions annuelles a progressé de 40 % en 2010 contre 30 % sur l'ensemble de la France. Au total, il atteint 760 000, chiffre assez proche des records réalisés avant la crise.
En dépit d'une tendance légèrement baissière depuis cet été, l'optimisme demeure début 2011 dans les services de négociation. Seuls 11 % des négociateurs (contre 29 % fin octobre) envisagent une diminution du volume des affaires. La majorité de notre panel considère que l'activité va se maintenir au niveau actuel et 17 % misent sur son développement. De fait, la diminution du volume d'activité observée est probablement liée à un léger allongement des délais entre le moment où l'annonce est passée et l'avant-contrat signé. Ce délai, suivant l'indice PAP, serait en moyenne d'environ cinq semaines pour les appartements et sept semaines pour les maisons.
Le nombre de compromis signés a progressé de façon continue depuis 2 ans. Or, 29 % de notre panel (contre 25 % auparavant) ont prévu une activité plus faible sur novembre et décembre.
En revanche, il semblerait que le volume des ventes s'intensifie. En effet, 37 % (contre 26 %) prévoient son amélioration et la part de ceux misant sur une baisse des ventes tombe de 18 % à 9 %.
Enfin, selon l'Insee, le nombre de transactions annuelles sur l'ensemble de la France n'a cessé d'augmenter. Il est passé de 593 000 à 692 000 sur le premier semestre. Soit une augmentation de 17 %. Il pourrait s'acheminer vers les niveaux d'avant crise pour la fin de l'année.
Comme prévu, la période estivale s'est traduite par un net ralentissement de l'activité notariale.
Cependant, la rentrée, malgré les perturbations prévues sur le plan social, s'annonce plutôt bien.
Dans les études, 26 % de nos correspondants considèrent que l'activité sera en augmentation contre 18 % qu'elle sera plus faible.
Au niveau des compromis, ces chiffres s'inversent : l'écart entre optimistes et pessimistes passant de + 9 % à – 8 %. Ils laissent entrevoir quelques difficultés pour la fin de l'année.
L'activité s'est amplifiée, à l'approche de l'été, dans la plupart des études et, tout particulièrement, dans les services de négociation. 52 % des notaires interrogés ont observé une augmentation de leurs transactions fin juin (alors qu'ils n'étaient que 38 % fin avril). "Après une activité soutenue, sur les ventes immobilières, en avril, mai et juin, le marché est, de nouveau, calme pour l'immobilier depuis le début du mois de juillet", précise un négociateur du pays nantais. Pour les mois à venir, les prévisions sont beaucoup plus en retrait, la période estivale n'étant pas particulièrement favorable à l'activité notariale et, qu’en outre, ajoute notre correspondant : "On note une forte poussée des ventes de particuliers à particuliers sur les six derniers mois".
Nombre de nos correspondants tel Me Gosse dans le Loir et Cher note que, depuis le début de l’année, le marché fonctionne en dents de scie. A une période d’activité importante succède une apparente atonie, mandats et clients se faisant plus rares. Comme l’exprime avec humour le négociateur de Me Corlay à Lesneven dans le Finistère : « Le "temps" de la négociation est très orageux. On passe de la tempête avec force 7 au soleil éclatant ». C’est aussi ce que confirme notre graphique dans lequel hausse et baisse se succèdent tant en prévision qu’en réalisation. Ceci étant, il faut aussi remarquer que le niveau général n’a jamais été aussi élevé depuis deux ans, plus de la moitié de notre panel considérant que le nombre des transactions réalisées est dans une phase haussière.