Par Bernard THION, le 29 Mai 2015 dans Tendance du marché immobilier

Nouvelle tendance du marché immobilier qui s'appuie sur les résultats obtenus, courant avril, auprès d'un panel de notaires négociateurs répartis sur toute la France.

Tendance concernant l'activité

Après l'engouement du mois de février, les prévisions d'activité dans les services de négociation sont plus raisonnables et tendent à se stabiliser. La proportion des optimistes (27 %) demeure supérieure à celle des pessimistes (17 %).

L'écart entre les prévisions faites aujourd'hui et celles d'il y a 2 mois n'a que très légèrement évolué. En revanche, on observe le même écart (10 %) entre l'activité des mois derniers et celle prévue pour mai et juin. Cela dénote un renforcement du niveau des transactions dans une majorité de régions.

Un marche encore circonspect

Tendance concernant les prix

L'amélioration attendue sur les prix des logements tarde à venir. La baisse tend à se prolonger pour 52 % de nos correspondants (proportion légèrement inférieure à celle de la période précédente), et aucun négociateur ne se risque à prévoir une hausse avant l'été.

À cet égard, il faut souligner la position très prudente de l'étude de Mes Sudre et Meyssan à Bordeaux, ville qui bénéficie d'un pouvoir attractif particulièrement élevé : "Prix stables, les acquéreurs demeurant dans l'attente de l'évolution d'un marché annoncé souvent en baisse par les médias". La hausse, même très modérée, des taux d'intérêts devrait cependant pousser ces mêmes acquéreurs à multiplier leurs acquisitions dans un marché baissier.

Un marche encore circonspect

Le conseil des notaires

À plus long terme, seuls 20 % de nos correspondants conseillent d'acheter avant de revendre un logement. Ils estiment que, dans leur secteur, les prix pourraient retrouver une pente ascendante avant l'automne. Mais pour 80 % d'entre eux, la baisse des prix n'a pas encore dit son dernier mot. Sur les terrains, cette dernière proportion ne concerne plus que les deux tiers des notaires.

La difficulté dans cette prévision est de trouver le bon équilibre entre, d'une part, la reprise économique qui se profile chaque jour davantage et crée une tension sur les prix des transactions et, d'autre part, l'évolution des taux d'intérêts. Leur hausse qui se dessine joue en défaveur du marché immobilier en renchérissant immédiatement le coût des acquisitions.

Un marche encore circonspect

Évolution de l'environnement économique

Selon l'Insee, le moral des industriels est actuellement au plus haut depuis août 2011. Cela confirme les indications données par l'Observatoire de la Performance lors de notre précédente publication. Parallèlement, la bourse applaudit aux décisions de la Banque Centrale Européenne sur les rachats de dettes. Avec une hausse de 20 % du CAC 40 depuis le début de l'année, celui-ci dépasse ainsi le seuil symbolique des 5 100 points.

Ces bonnes nouvelles sont contrariées sur le plan immobilier par les décisions prises par le réseau bancaire de stopper la baisse des taux des crédits immobiliers voire, pour certaines, d'engager un mouvement inverse.

NDLR : cette tendance du marché a été rédigée à Bordeaux, le 25 mai 2015, par le professeur Bernard Thion.

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