Tendance du marché immobilier

Cette tendance s'appuie sur un sondage national auprès d'études notariales pratiquant la négociation. Leurs réponses sur l'évolution des prix et le volume des transactions résultent à la fois des compromis et des contrats passés en leur étude.

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Prévisions pour les mois de mai et juin 2010


Tendance concernant l'activité

Nombre de nos correspondants tel Me Gosse dans le Loir et Cher note que, depuis le début de l’année, le marché fonctionne en dents de scie. A une période d’activité importante succède une apparente atonie, mandats et clients se faisant plus rares. Comme l’exprime avec humour le négociateur de Me Corlay à Lesneven dans le Finistère : « Le "temps" de la négociation est très orageux. On passe de la tempête avec force 7 au soleil éclatant ». C’est aussi ce que confirme notre graphique dans lequel hausse et baisse se succèdent tant en prévision qu’en réalisation. Ceci étant, il faut aussi remarquer que le niveau général n’a jamais été aussi élevé depuis deux ans, plus de la moitié de notre panel considérant que le nombre des transactions réalisées est dans une phase haussière.

 

N.B. Depuis le début de l’année 2010 on observe que les deux courbes ne cessent de s’entrecroiser confirmant ainsi la justesse des prévisions faites par les négociateurs. La baisse prévue fin décembre (courbe rouge) a été constatée en février (courbe noire) puis la prévision de hausse en février s’est réalisée en avril, etc.…
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Tendance concernant les prix

Sur l’ensemble du territoire, les baisses de prix des logements s’observent moins fréquemment et dans un nombre de régions de plus en plus restreint. Moins de la moitié de nos correspondants (45%) ont enregistré une telle tendance sur mars et avril, et ils ne sont plus qu’un quart (26%) à la prévoir pour fin juin. D’où une remontée des prévisions sur notre graphique. Cette perspective s’applique aussi aux prix des terrains et aux commerces.

Cependant, cette évolution est très disparate. Ainsi, l’augmentation sensible du prix des compromis sur Paris, où depuis un an les hausses successives tendent à effacer les baisses enregistrées depuis 2008, ne concerne qu’une faible partie de la région parisienne. Et si dans certaines grandes villes, comme Bordeaux ou Strasbourg, la pénurie des biens fait grimper les prix, dans d’autres, comme à Toulouse où suivant SeLoger.com les prix des offres ont perdu 3% en 3 mois, ils chutent sensiblement. C’est notamment le cas dans des villes moyennes comme Châteaudun où Mes QUIDET et LE BOURDONNEC ont observé « des corrections importantes à la baisse sur les prix demandés par les vendeurs pour des mandats anciens (plus d’un an). Les acheteurs n'hésitent pas à proposer 30 % de moins que le prix affiché ».

 

N.B. Depuis le début de l’année on observe une amélioration sensible des prévisions sur l’évolution des prix pour les deux mois à venir, quelque soit le produit immobilier étudié.
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Le conseil des notaires

Pour les logements, peu de modifications par rapport à notre précédente enquête. Bien que le marché ait tendance à s’ouvrir, la proportion des notaires conseillant la vente en premier avant l’acquisition d’un bien de remplacement n’a pas changé et s’élève toujours à 70 % alors que 26% d’entre eux contre 28% précédemment entrevoient des possibilités de remontée des prix et orientent vers un achat plus immédiat.

Concernant les terrains, les proportions sont relativement constantes depuis le début de l ‘année.  Un tiers des notaires de notre panel considère que les prix vont monter alors que 56% d’entre eux jugent que le marché demeure toujours baissier et qu’il est plus prudent de se porter vendeur avant que d’être acheteur.

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Évolution de l'environnement économique

La méfiance des marchés vis à vis des Etats européens n’en finit pas de perturber l’évolution de nos économies. C’est ainsi que l’euro poursuit sa descente et passe en dessous du seuil de 1,20 dollar alors qu’il trônait à 1,45 en début d’année. Parallèlement la bourse s’affole. L’indice CAC40 après avoir bondit de 3600 mi-février à 4000 mi-avril replonge à 3400 fin mai soit une perte de 15% en un mois et demi. Cette instabilité des valeurs boursières devrait profiter à la pierre présentée traditionnellement comme une valeur refuge. Or, les résultats de l’enquête réalisée par TNS-Sofres dans la deuxième quinzaine du mois de mars relativisent cette prédisposition. 50% des français y considèrent en effet que l’achat d’une résidence principale ou secondaire ne constitue pas actuellement une bonne opportunité alors que 41% d’entre eux pensent le contraire. Dans ces conditions il n’est pas étonnant de constater que, en désespoir de cause, le cours de l’or n’en finit pas de monter le prix du lingot étant passé de 24.000 à 32.000 dollars entre le 1er janvier et le 31 mai 2010.

Source : Bernard THION - CEREFI - Mai 2010 Retour en haut de page
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