Tendance du marché immobilier

Cette tendance s'appuie sur un sondage national auprès d'études notariales pratiquant la négociation. Leurs réponses sur l'évolution des prix et le volume des transactions résultent à la fois des compromis et des contrats passés en leur étude.

Analyse conjoncturelle : Regard sur le marché

Archives : Consultez les tendances passées

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Depuis plus de 10 ans et tous les deux mois paraît dans ces pages une étude sur l’évolution future du marché, à partir d’un sondage réalisé auprès d’études notariales. Les réponses émanent de notaires de province pratiquant la négociation immobilière. Leur connaissance de l’évolution des prix et du volume des transactions provient tout à la fois des compromis et des contrats passés en leur étude. La tendance que nous publions ce mois-ci s’appuie sur les mois de septembre et octobre 2009.

 

Tendance concernant l’activité

Il faut remonter à l’été 2007 pour trouver un consensus similaire sur l’activité au niveau des compromis. “Véritable reprise de l’activité ! La demande est réelle, la sortie de crise s’annonce, les petits prix s’arrachent !” s’exclame le négociateur de Me Gosse à Onzain (Loir-et-Cher). Même si cet optimisme n’est pas partagé par tous, il est évident que les affaires reprennent un cours normal dans la plupart des régions. Ce qui semble nouveau cependant, c’est que cette activité se concentre aussi sur les moyens et grands logements, la population concernée détenant généralement déjà un logement mais souhaitant en changer. Cela signifie aussi que les banques sont plus ouvertes à l’octroi d’un crédit relais.

 

Après un léger fléchissement dû à la période estivale et anticipé dès juin par les négociateurs (courbe rouge), on observe une nette reprise de leur activité depuis la rentrée (courbe bleue). Celle-ci devrait se poursuivre les deux prochains mois.
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Tendance concernant les prix

Logiquement, lorsque l’activité augmente, les prix ont tendance sinon à monter du moins à se stabiliser. Or, rien ne laisse supposer pour le moment une hausse des prix dans les logements. C’est du moins ce que laisse penser les résultats de notre dernière enquête. Cette défiance vis à vis de l’évolution probable des prix peut s’expliquer par l’extension des transactions aux logements de taille plus importante. “Les petits prix sont recherchés et le haut de gamme bien placé reste convoité dans l’immobilier comme pour d’autres biens de consommation“ signale Me Besnard à Evreux et un négociateur de la Gironde. Toutefois, la gamme intermédiaire profite maintenant de la reprise alors que, jusque-là, c’était les primo-accédants et les propriétaires n’ayant pas besoin de crédits relais qui animaient le marché.

 

La baisse des prix dans le logement (courbe verte) devrait s’accentuer légèrement d’ici la fin de l’année avec la reprise du marché des résidences de plus grande taille. Pour les terrains (courbe jaune) et les commerces (courbe rouge), le tassement des prix se stabilise.
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Le conseil des notaires

Conscient de cette reprise, mais aussi de ce phénomène de baisse, les notaires dans leur grande majorité conseillent de vendre avant d’acheter. Toutefois, prés d’un quart (24 %) croit à la stabilité des prix, voire à leur augmentation prochaine et conseillent d’abord d’acheter pour profiter immédiatement des bonnes occasions. Cette proportion monte à plus d’un tiers au niveau des terrains.

 

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Évolution de l’environnement économique

Au troisième trimestre 2009, les marchés financiers ont poursuivi le rebond entamé au mois de mars. Ils affichent toujours une performance positive. Après avoir perdu 42,7 % en 2008, le CAC 40 a progressé de 17,9 % depuis le début de l’année. Le prix du baril de pétrole a repris 58,3 % alors qu’il avait perdu 53,4 % l’année précédente. L’once d’or, lui, n’a pas cessé de monter depuis 2005 évoluant, ces jours derniers, à des sommets historiques. En France, suivant l’Insee, le nombre de faillites est en recul et le moral des ménages se redresse, notamment parce que les craintes de voir le chômage progresser s’amenuisent. Il semble ainsi que les effets de la crise apparaissent beaucoup moins douloureux que prévu.

Source : Bernard THION - CEREFI - Octobre 2009 Retour en haut de page
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