Cette tendance s'appuie sur un sondage national auprès d'études notariales pratiquant la négociation. Leurs réponses sur l'évolution des prix et le volume des transactions résultent à la fois des compromis et des contrats passés en leur étude.
Analyse conjoncturelle : Regard sur le marché
Archives : Consultez les tendances passées
Alors que depuis le début de l’année, mois après mois, l’activité des services de négociation n’avait cessé de s’améliorer, le repli annoncé pour les vacances ne s’est pas fait réellement sentir. Le volume d’affaires est demeuré globalement le même qu’en juin. Cependant, plusieurs études signalent l’irrégularité et le caractère « très aléatoire et non prévisible » de cette activité. Mais même si cette reprise apparaît fragile, elle demeure bénéfique en période de crise et permet à certaines études de rouvrir leur service négociation. Signalons que la forte activité sur le neuf annoncée par le gouvernement avec une hausse de 30 % entre le second et le premier trimestre ne semble pas s’être poursuivie dans le courant de l’été.
N.B. Le retournement de tendance apparu au début de l’année 2009 qui s’est poursuivi avec une progression constante de l’activité dans les services négociations marque une pose à la fin de l’été (courbe bleue du graphique) et non un ralentissement comme annoncé fin juin (courbe rouge). Pour autant les prévisions faites en août pour les deux mois à venir demeurent optimistes.
Cet été, le marché immobilier semble avoir profité d’une amorce de reprise. Elle s’est faite sentir un peu dans tous les secteurs de l’économie. Dans le logement, certains vont jusqu’à penser que : « Le gros de la crise est passé mais qu’il faut rester vigilant avec les risques internationaux ». C’est notamment l’avis du négociateur de Mes Pinteaux et Mauclaire. Comme le font remarquer Mes Cauët dans l’Indre : « Le nombre de transactions reste faible par rapport aux années passées, et les prix baissent sans vraiment chuter ». Les deux tiers de notre panel ont constaté une baisse des prix cet été, le tiers restant estimant qu’ils sont demeurés stables. Pour les mois à venir, les opinions des participants à cette enquête se partagent de manière plus favorables, le nombre des pessimistes se réduisant sensiblement. En effet, en ce qui concerne les logements, 39 % des notaires interrogés penchent pour la poursuite de la baisse des prix, 58 % pour leur stabilité et 3 % pour une hausse. Pour les terrains, ces proportions s’élèvent respectivement à 26 %, 71 % et 3 %. Elles demeurent sans changement notable par rapport aux prévisions faites en juin pour les commerces.
N.B. Depuis le début de l’année, la proportion des notaires prévoyant une baisse des prix diminue de manière régulière tant pour les logements que pour les terrains.
Cette amorce de reprise sur le marché immobilier amène les notaires, dans leur grande majorité, à accentuer les conseils de vente en premier lorsque leurs clients souhaitent remplacer le logement qu’ils occupent. Pour les terrains, ces conseils sont légèrement plus nuancés. En effet, un peu plus du quart des réponses à notre enquête (26 %) sont orientées vers l’achat en premier, laissant augurer une amélioration des prix. Il est vrai que le stock des logements détenus par les promoteurs a quelque peu diminué tout au long du premier semestre. On peut donc s’attendre à ce que la demande de terrains à bâtir reparte plus rapidement et permette de nouvelles mises en chantier dans le neuf.
L’activité économique ne s’étant pas effondrée malgré les prédictions très pessimistes d’un certain nombre d’experts, on parle maintenant de reprise. Le rebond est réel, la plupart des indicateurs étant passée au vert ces dernières semaines. Les établissements financiers affirment avoir tous nettoyé leurs bilans et s’efforceraient au mieux de relancer les crédits à l’économie. Enfin, le marché immobilier résidentiel américain, source de tous nos problèmes actuels en raison de son interdépendance avec le système bancaire et de son impact sur le moral des ménages, connaît aussi un rebond de 2,9% du prix des logements entre le premier et le deuxième trimestre 2009. Alors, ne boudons pas notre plaisir avec ces nouvelles réconfortantes et continuons de croire que l’amélioration constatée devrait perdurer quelque peu.