Cette tendance s'appuie sur un sondage national auprès d'études notariales pratiquant la négociation. Leurs réponses sur l'évolution des prix et le volume des transactions résultent à la fois des compromis et des contrats passés en leur étude.
Analyse conjoncturelle : Regard sur le marché
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Globalement, l’activité se ressent dans les études du peu de compromis signés cet automne. Au niveau des services négociations, on enregistre de-ci, de-là un soupçon d’amélioration. « On constate un léger regain d'activité sur le mois de novembre et décembre, grâce notamment aux acquisitions à titre d'investissement. Sans doute dû à une défiance vis-à-vis du système financier et à l'opportunité de négocier les prix à des niveaux plus abordables » précise-t-on à l’étude de Me Vandenbroucke à Steenvoorde dans le Nord. Au Mans, Me Fayard confirme cette impression et observe que « Le marché est moyen, mais l’activité régulière. Beaucoup d'hésitations pour l’acquisition ».
Quel que soit le type d’immobilier concerné, notre panel est globalement pessimiste quant à l’évolution des prix pour les deux mois à venir. Cependant, dans certaines régions, il semble que l’on trouve des solutions pour un ajustement des prix. Ainsi, à Figeac dans le Lot, on observe que : « Les biens, dont les vendeurs sont très conscients des problèmes de la crise actuelle, se négocient ; nous avons des clients acquéreurs qui font des offres. De plus en plus de clients vendeurs sont prêts à faire les banquiers (vente à terme) ». Dans le Maine et Loire, Me Dequidt nous dit : « Nous avons tellement baissé que nous n'imaginons pas baisser davantage ».
N.B. Alors qu’elle n’avait cessé de décliner depuis février 2008, la tendance sur les prix immobiliers se redresse très légèrement fin décembre pour les terrains et les logements.
Nous avons demandé à notre panel de notaires s’ils conseilleraient à un client acheteur disposant d’un bien à revendre d’acheter ou de vendre en premier, ou encore d’attendre. Les réponses demeurent ambiguës et se répartissent de manière assez équilibrée entre ces trois possibilités. Lorsque les prix sont à la baisse, mieux vaut vendre en premier et éviter le recours à un prêt relais. On risque ainsi de faire une meilleure affaire à l’achat comme à la vente. Ils ne sont toutefois que 32 % pour les logements et 38 % pour les terrains à retenir cette réponse de bon sens.
Les mesures prises pour limiter les effets de la crise se traduisent par une forte augmentation des déficits publics, des taux d’intérêts très bas et d’importantes injections monétaires. Tous ces éléments ont aussi vocation à favoriser l’inflation. Les prix pourraient donc avoir tendance à s’emballer, ce qui expliquerait, suivant Le Monde du 5 janvier 2009, que « La ruée vers l’or est imminente ».