Par Marie Christine Ménoire, le 5 Octobre 2016 dans JE RÉNOVE - Je réalise des travaux

Vous vous sentez à l'étroit dans vos murs ? Votre logement a besoin d'un petit coup de jeune ? Aménagement, rénovation, transformation, agrandissement... vous avez plein d'idées en tête ! Voici quelques conseils pour mener à bien vos projets en toute sérénité.

Poussez les murs

Pour agrandir l'espace, les solutions ne manquent pas. En fonction de la superficie et de la configuration du terrain, du bâti existant, de vos besoins et bien sûr de votre budget, vous pourrez repenser votre intérieur en jouant la carte de l'extension. Dès lors que les règles d'urbanisme local ne s'y opposent pas et que vous disposez d'assez d'espace autour de votre maison, vous pouvez envisager une extension latérale (ou horizontale) de votre maison. Garage supplémentaire, véranda, studio… tout est possible à condition d'identifier clairement vos besoins et les modalités pratiques et techniques pour réaliser les travaux.

Réfléchissez au "style" de l'extension qui se fera en prolongement du bâtiment existant. Sera-t-elle identique à celui-ci ou totalement en rupture (matériaux utilisés, forme des ouvertures, aspect de la façade...) ? Selon l'usage que vous comptez en faire, prévoyez tout ce qui concerne les raccordements aux réseaux (électricité, eau, gaz, évacuations…).

Vous pouvez également opter pour une extension verticale (en hauteur) qui vous permettra d'utiliser le volume existant. Si vous n'avez pas un grand terrain, s'étendre à la verticale en surélevant le toit est une solution astucieuse. Vous pourrez créer, par exemple, un studio au-dessus de votre garage. Au préalable, vous devrez toutefois vérifier que vos murs et vos fondations sont assez solides pour supporter ce poids supplémentaire et bien mesurer les implications d'un tel chantier. L'autre solution fréquemment adoptée est l'aménagement des combles.

Aménagez les combles

Aménager des combles ne s'improvise pas. Avant de vous lancer dans les travaux, pensez qu'il faudra :

  • Vérifier l'état de votre charpente
  • Valider la configuration de votre toit, car certains combles ne sont pas aménageables (on dit alors qu'ils sont perdus). Pour être habitables, vos combles doivent avoir une hauteur sous plafond de 1,80 m minimum (sous la charpente). La pente du toit doit être supérieure à 30 %.
  • Poser un escalier. Le type et l'emplacement de l'escalier seront souvent liés à la configuration des lieux. Dans tous les cas, privilégiez la sécurité et le confort.
  • Faire les branchements aux réseaux d'eau, d'électricité et de chauffage.
  • Isoler car c'est sous les toits qu'il y a le plus de déperditions de chaleur (au moins 30 %).
  • Ventiler pour éviter la condensation, limiter l'humidité et maintenir une température ambiante adéquate. Une des solutions privilégiées est la VMC (Ventilation mécaniquement contrôlée), surtout si vous envisagez d'installer une salle de bains dans vos combles.
  • Monter des cloisons. Les panneaux en plaques de plâtres ou alvéolaires (on parle de "cloisons sèches") sont plus légers et surtout plus faciles à poser que les cloisons traditionnelles : les panneaux sont "collés" par bandes. Par ailleurs, ils impliquent des travaux moins "conséquents" (pas de maçonnerie, poussière et déchets…).
  • Poser un revêtement de sol en fonction du type de sol que vous possédez et de votre budget.

À savoir
La création d'une ouverture sur une toiture dans le cadre de l'aménagement de vos combles implique le respect de certaines distances légales par rapport à vos voisins ! Consultez aussi le PLU de votre commune pour voir la réglementation applicable.

Avec ou sans permis

Avant de commencer vos travaux, assurez-vous que vous ne devez pas effectuer certaines démarches administratives.
La nature des formalités à accomplir varie en fonction de la nature des travaux, de la taille de la construction ou de l'extension envisagée. Dans certains cas, une autorisation préalable de travaux peut suffire. En revanche, un permis de construire est exigé si les travaux ajoutent une surface de plancher ou une emprise au sol supérieure à 20 m2. De même, un permis est nécessaire lorsque la construction est située en zone urbaine d'une commune couverte par un PLU et :

  • si les travaux ajoutent une surface de plancher ou une emprise au sol supérieure à 40 m2 ;
  • ou si les travaux ajoutent entre 20 et 40 m2 de surface de plancher ou d'emprise au sol et ont pour effet de porter la surface totale de la construction au-delà de 170 m2. Un permis est également exigé si les travaux :
  • ont pour objet de modifier les structures porteuses ou la façade du bâtiment, lorsque ces travaux s'accompagnent d'un changement de destination (par exemple, transformer un local commercial en local d'habitation) ;
  • ou portent sur un immeuble inscrit au titre des monuments historiques ou se situant dans un secteur classé.

Dans d'autres cas, une simple déclaration de travaux suffira. Cette procédure s'applique pour des travaux créant entre 5 m2 et 20 m2 de surface de plancher ou d'emprise au sol. Ce sera le cas pour un abri de jardin ou un petit garage accolé à une maison…

Et les impôts dans tout ça !
L'agrandissement de la surface habitable a des incidences sur vos impôts locaux et votre taxe foncière. La loi vous oblige à déclarer à l'administration fiscale les constructions nouvelles, agrandissements, les changements d'affectation ou encore les travaux modifiant la superficie ou le volume de votre logement dans les 90 jours de la réalisation définitive de la construction ou du changement d'aspect extérieur.

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