Par Marie Christine Ménoire, le 25 Août 2014 dans JE RÉNOVE - Je réalise des travaux

"J'éco-rénove, j'économise". Derrière ce slogan, le gouvernement a pour objectif de rénover 500 000 logements d'ici 2017 et diminuer de 38 % la consommation d'énergie avant 2020. Des aides matérielles soutiennent ce vaste projet.

Ce qui existe déjà

  • Des primes de 1 350 ou 3 000 euros : sous conditions de ressources, elles sont attribuées aux ménages modestes et aux ménages des classes moyennes.
  • L'éco-prêt à taux zéro : accessible à tous les propriétaires, qu'ils occupent leur logement ou qu'ils le louent, ce prêt, d'un montant maximal de 30 000  euros, est accordé à la condition d'entreprendre un "bouquet de travaux" comprenant au moins 2 sortes de travaux de rénovation.
  • Le Crédit d'impôt développement durable (CIDD) : octroyé aux propriétaires occupants et aux locataires, il permet de déduire de ses impôts 15 % des dépenses lorsque vous effectuez une seule action (sous conditions de ressources) ou 25 % lorsque vous réalisez un "bouquet de travaux" (quels que soient vos revenus).
  • Une TVA à 5,5 % : pour les dépenses liées à la pose, l'installation et l'entretien des matériaux et équipements donnant droit au crédit d'impôt développement durable.

Ce qui est prévu

  • La création d'un "chèque énergie" pour les ménages les plus modestes. À terme, il remplacerait les tarifs sociaux de gaz et d'électricité.
  • Une obligation de rénovation énergétique en cas de travaux de ravalement ou de la toiture. Ces travaux seraient aidés par le biais de crédits d'impôt.
  • Une évolution du Crédit d'impôt développement durable dont les taux seraient réévalués.
  • La relance de l'éco-prêt à taux zéro avec des conditions d'obtention simplifiées.
  • La création d'un fonds de garantie pour la rénovation énergétique permettant aux banques de distribuer de nouveaux prêts plus abordables.
  • La mise en place d'un financement spécifique pour les collectivités locales (les prêts "transition énergétique et croissance verte") pour les bâtiments à énergie positive et la rénovation énergétique des bâtiments. Ces prêts seraient à 2 %, remboursables entre 20 et 40 ans.
  • L'interdiction pour les documents d'urbanisme de s'opposer aux travaux d'isolation des bâtiments ou d'installation de production d'énergie renouvelable. Cette disposition simplifierait, notamment, les conditions d'obtention d'un permis de construire ou d'une déclaration de travaux.

Pour en savoir plus :
http://renovation-info-service.gouv.fr/

Quelques chiffres

 5 % du budget des Français est consacré à la facture énergétique de leur logement (entre une maison peu ou pas isolée et une maison isolée, la facture de chauffage peut passer de 2 500 euros par an à 250 euros par an).

Source : ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie
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