Par Marie Christine Ménoire, le 4 Juin 2013 dans JE RÉNOVE - Je réalise des travaux

Vous vous sentez à l'étroit dans vos murs ? Votre maison a besoin d'un petit coup de jeune ? Bref, des envies d'aménagement, de rénovation ou d'agrandissement vous trottent dans la tête. Conseils pour tout transformer en totale sérénité et légalité.

Créez plus de surface

Envie de changer de lieu de vie sans déménager ? Du sous-sol au grenier, les solutions ne manquent pas pour repenser votre intérieur...

En fonction de la superficie de terrain dont vous disposez, de la configuration du bâti existant, de vos besoins et de votre budget, plusieurs options s'offrent à vous :
  • Surélever votre toit. Si vous ne disposez pas de beaucoup de terrain, c'est la solution idéale. Au préalable, vérifiez que vos murs et fondations sont assez solides pour supporter une telle modification et pensez à toutes les implications d'un tel chantier (réhaussement des murs, réalisation d'un nouveau toit...). Les conseils d'un architecte et de professionnels du bâtiment seront utiles pour affiner votre réflexion.
  • Construire une extension. Dès lors que les règles d'urbanisme local ne s'y opposent pas et que vous disposez d'assez d'espace autour de votre maison, vous pouvez envisager une extension latérale (ou horizontale) de votre maison. Prévoyez tout ce qui concerne les raccordements aux réseaux (électricité, eau, gaz, évacuations). Réfléchissez aussi au "style" de l'extension. Sera-t-elle identique au bâtiment existant ou totalement en rupture ? (au niveau des matériaux utilisés, de la forme des ouvertures, de l'aspect de la façade...).
Vous pouvez également opter pour une extension verticale (par exemple, sur le toit d'un garage accolé à votre maison).


Aménagez les combles

Dès lors qu'ils comportent un plancher et que leur hauteur minimale est de 1,80 m sous plafond, vos combles sont considérés comme habitables.

Ils peuvent être transformés en vraie pièce. Encore faut-il vous assurer que l'aménagement est possible et à quelles conditions. Dans les cas les plus extrêmes, des travaux lourds seront nécessaires : surélévation ou modification de la charpente, voire abaissement du plancher.

Ce type d'intervention nécessite certaines compétences et ne relève pas du simple "bricolage".

Jusqu'à 40 m2 de plus sans permis

Depuis un décret du 7 décembre 2011, dans les zones urbaines couvertes par un Plan local d'urbanisme ou un document assimilé, vous pouvez ajouter 40 m2 de plus à votre maison en faisant simplement une déclaration préalable auprès de votre mairie.

Toutefois, entre 20 et 40 m² de surface de plancher ou d'emprise au sol, un permis de construire est exigé lorsque les extensions ont pour effet de porter la surface totale de la construction au-delà de 170 m². Pour canaliser les débordements créatifs, le même texte prévoit également que si votre maison totalise plus de 170 m2 de Surface hors oeuvre nette (SHON), suite à l'extension, vous devrez recourir aux services d'un architecte.

L'obtention d'un permis de construire est toujours obligatoire pour les travaux de grande "envergure" notamment s'ils modifient les structures porteuses ou la façade du bâtiment, ou encore lorsque ces travaux s'accompagnent d'un changement de destination (transformation d'un local commercial en local d'habitation)...

Renseignez-vous sur les règles d'urbanisme Extension de votre maison, aménagement des combles ou du sous-sol, surélévation... Il faut, avant tout, vérifier si votre projet est compatible avec le Plan local d'urbanisme (PLU).

Des aides adaptées pour vos travaux

Plusieurs dispositifs pour financer les travaux existent :
  • l'Éco-PTZ permet de financer, en partie, certains types de travaux destinés à rendre le logement plus économe en énergie, plus confortable et moins émetteur de gaz à effet de serre ;
  • l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH) accorde, sous conditions, des subventions et des aides. Vous devez entreprendre "des travaux lourds pour réhabiliter un logement indigne ou très dégradé" ou avoir des "projets de travaux d'amélioration de l'habitat". Par exemple, l'extension d'un logement dans la limite de 14 m² de surface habitable ou encore les travaux sur le plancher pour obtenir des hauteurs sous-plafond compatibles avec un usage de logement (aménagement des combles...) ;
  • le crédit d'impôt développement durable permet de déduire de vos impôts une partie des dépenses engagées pour réaliser certains travaux d'amélioration énergétique dans votre résidence principale ;
  • les Régions, Conseils généraux
  • et même certaines municipalités subventionnent les travaux
  • en rapport avec les économies d'énergie et le développement durable, mais aussi les travaux contribuant à l'amélioration de l'habitat (ravalement de façades, rénovation de toiture...).
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