Par Nathalie Duny, le 13 Novembre 2015 dans JE PRÉPARE L'AVENIR - Je gère mon patrimoine

En matière de placements financiers, l'offre est très large. Et il n'y a pas d'âge pour commencer à épargner. Immobilier, assurance-vie ou actions en bourse, que choisir ? Nous vous proposons plusieurs profils, avec une stratégie sur mesure.

Je suis étudiant

Étudiants et épargne ne font pas souvent bon ménage. Durant cette période, généralement, on dispose d’un budget ric-rac et on jongle entre les courses, les sorties et parfois les vacances. Pourtant, rien ne vous empêche de commencer à épargner une certaine somme tous les mois, aussi minime soit-elle !

Que choisir ?
Si vos parents ou grands-parents ne vous ont pas encore ouvert de Livret jeune, faites-le.
Les avantages : le placement est flexible, défiscalisé et vous pourrez y piocher quand vous voulez. Il permet d’épargner à un taux attractif, fixé par chaque établissement bancaire et généralement supérieur au taux du Livret A, soit 0,75 %.

J'ai entre 20 et 30 ans

Ca y est, vous êtes un jeune actif. Vous allez vous constituer une épargne de précaution : c’est la 1re étape d’une bonne stratégie d’épargne.  Elle pourra servir à faire face à une dépense imprévue (accident de voiture, travaux…).

Que choisir ?
Option 1 : il y a les livrets bancaires, peu rémunérateurs (0,75 %), mais qui permettent surtout d’avoir une épargne disponible à tout moment. lls représentent une garantie de sécurité et de liquidité maximale. Dans le détail, il y a le Livret A, avec un plafond de dépôt à 22 950 euros, le Livret de développement  durable (LDD) qui possède les mêmes caractéristiques que le Livret A, hormis le plafond de dépôt qui est fixé à 12 000 euros. Quant au Livret d’épargne populaire (LEP), il est réservé aux ménages peu imposables, son taux est fixé à 1,25 % depuis le 1er août et il est plafonné à 7 700 €.
Ainsi, si vous avez 4 000 € sur votre Livret A, cela vous rapportera 30 € par an. Pas “génial” ! C’est pourquoi les banques recommandent désormais de conserver au maximum 4 mois de salaire sur ces livrets et ensuite, de se tourner vers des placements plus rémunérateurs (assurance-vie, Plan épargne logement (PEL)…).

Option 2 : le PEL Le Plan épargne logement est rémunéré à 2 % depuis février 2015 (1,69 % après prélèvements sociaux). Le taux reste le même que celui qui était fixé lors de la signature du contrat.
Le principe : dans l’optique de réaliser un investissement immobilier, il s’agit de bloquer une épargne qui génère des intérêts et permet donc d’obtenir un crédit immobilier. La fiscalité est légère, puisqu’au bout de quatre ans, vous ne payez que les prélèvements sociaux. Petit bémol : l’argent reste bloqué pendant 4 ans et le PEL doit être alimenté de versements d’un montant minimum de 540 euros par an.

J'ai entre 30 et 40 ans

Vous commencez à vous installer dans la vie. Tôt ou tard se pose la question de l’immobilier. Faut-il acheter ou louer ? Les prix ont baissé, les taux de crédits sont très attractifs, c’est peut-être le moment d’en profiter.

Que choisir ?
Option 1 : vous achetez une résidence principale. Terminés les loyers inutiles à débourser tous les mois, mais vous devrez rembourser un crédit.

Option  2 : vous réalisez un investissement locatif. Cela vous permet de vous constituer un apport pour plus tard. Attention à l’emplacement du bien et à son prix d’acquisition.
Pour ceux qui sont à l’affût des bons plans, privilégiez les biens avec travaux, ils sont moins chers à l’achat. Ceux qui sont attirés par le neuf pourront bénéficier du dispositif Pinel. Il donne droit à une réduction d’impôt calculée sur le prix d’achat des logements neufs ou réhabilités pour atteindre les performances techniques du neuf, construits dans des zones présentant un déséquilibre entre l’offre et la demande de logements. Vous pouvez réaliser jusqu’à 21 % d’économie ! Pour cela, vous devez vous engager à louer le bien pendant une période de 6, 9 ou 12 ans.

Option 3 : Pour diversifier votre patrimoine, vous pouvez choisir un plan d’épargne en actions (PEA). Il vous permet d’acquérir des actions et des titres d’OPCVM, tout en bénéficiant, sous certaines conditions, d’une fiscalité avantageuse en termes d’impôt sur le revenu. Avec un PEA, vous récoltez dividendes et plus-values sans payer d’impôts, à l’exception des prélèvements sociaux de 15,5 %. En contrepartie, vous ne pouvez pas retirer votre épargne durant cinq ans. Le montant maximal des versements par personne est de 150 000 euros depuis le 1er janvier 2014 (300 000 € pour un couple). Le versement minimal varie en général entre 150 et 500 euros.

J'ai entre 40 et 50 ans

À cette période, l’heure est à la prévoyance. Beaucoup sont déjà propriétaires de leur logement ou possèdent un bien locatif. Il s’agit maintenant de solidifier progressivement votre patrimoine.

Que choisir ?
L’assurance-vie : si vous voulez aider vos enfants, préparer votre retraite ou organiser votre succession, c’est le placement qu’il vous faut ! Il conjugue souplesse de versement, exonération des droits de succession, taux d’intérêts corrects et sécurité, si l’investissement est réalisé sur un fonds en euros.
Petit hic : vous devez attendre 8 ans pour bénéficier d’une fiscalité optimale en cas de retrait.

N’hésitez pas à placer votre argent sur différents supports

J'ai entre 50 et 65 ans

Vous devez penser à votre retraite et vous constituer un revenu complémentaire pour éviter de subir une trop forte chute de vos revenus le jour où vous ne serez plus actif. PERP et contrat Madelin sont des produits d’épargne retraite dits “tunnel”. N’y placez que les sommes dont vous n’avez pas besoin, car vous ne pourrez pas récupérer votre épargne avant votre départ à la retraite. (sauf cas exceptionnels).

Que choisir ?
Option 1 : Le PERP (Plan d’épargne retraite populaire). Vous effectuez des versements puis, à compter du début de votre retraite, vous percevez une rente viagère. Les dépôts sont déductibles des revenus à déclarer.

Option  2 : Le contrat Madelin.  Son fonctionnement est proche du Perp, mais il est réservé aux travailleurs non salariés (TNS). Il permet aussi de bénéficier d’une rente à l’issue d’une phase de versements défiscalisés.

J'ai plus de 65 ans

Vous devez veiller à avoir de l’argent disponible à tout moment pour pouvoir assumer d’éventuels frais de santé et au besoin aider votre famille. Et il est temps de commencer à préparer votre succession et de penser à la transmission de votre patrimoine. Pour cela, consultez votre notaire.

Que choisir ? Le viager mutualisé permet au propriétaire de vendre son bien à des investisseurs institutionnels et de continuer à l’occuper jusqu’à la fin de ses jours. Il perçoit une somme appelée “bouquet”, et ensuite une rente lui est versée périodiquement. C’est un investissement intéressant pour assurer une retraite. Cependant, n’essayez pas de vendre trop tôt, vous aurez du mal à trouver un acquéreur.

Notre conseil

Faites un point sur votre situation familiale et patrimoniale. Identifiez vos objectifs pour ensuite déterminer une stratégie. Consultez votre notaire  !

  •  Imprimer